Helen Lyne, une étudiante, décide d'écrire sa thèse sur les mythes et légendes locals. C'est en visitant une partie de la
ville inconnue qu'elle découvre la légende de Candyman, un homme effrayant qui apparait lorsqu'on prononce cinq fois son nom en face d'un mirroir. Helen, pragmatique, choisit de ne pas croire à
l'existence de Candyman. Mais son univers bascule dans l'horreur quand une série de meurtres horribles commence ..
Avec Candyman, Clive Barker dépeint un univers sombre et dramatique, toujours plongé dans le péché et la souffrance, comme c'était déjà le cas avec Hellraiser.
Malheureusement, le film de Bernard Rose ne rend pas vraiment hommage au style Barker. Malgré un coté urbain de ghettos prometteur et bourré de bonnes idées, le film tourne vite au drame historique. Le passé de Candyman fait passer le personnage pour un martyre, le rendant à la fois plus humaine et beaucoup moins effrayant. Tony Rodd n'est en rien angoissant, et le personnage au crochet est très loin d'être aussi actif qu'un Freddy Krueger. Beaucoup plus parleur et poétique, ce film tire davantage vers le drame historique et social que vers un véritable film d'horreur.
Ce qui amoindrit aussi son efficacité est sa mauvaise relecture à travers le temps( Hellraiser souffre du même problème). Au final, Candyman est loin d'être le chef d'oeuvre espéré et prôné par les fans.
Réalisation : Bernard Rose
Durée : 1h 38
Année : 1992
Origine : E.U.
Genre : Drame horrifique