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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 09:07

 

Résumé

Tandis qu'une brume étrange semble envelopper une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans un supermarché, en compagnie d'autres habitants terrorisés. David ne tarde pas à s'apercevoir que le brouillard est peuplé d'inquiétantes créatures...

 

Leur seule chance à tous de s'en sortir consiste à s'unir. Mais est-ce possible quand on connaît la nature humaine ? Alors que certains cèdent à la panique, David se demande ce qui est le plus effrayant : les monstres qui rôdent dans la brume ou ses semblables réfugiés dans le supermarché ?

 

 

 

Avis

The Mist est l’adaptation d’une célèbre nouvelle de Stephen King intitulée Brume. La réalisation est attribuée à Frank Darabont qui n’en est pas à son premier coup d’essai en matière d’adaptation des romans du Maître de l’horreur. En effet, il a déjà à son actif la réalisation du culte et sublime La ligne verte et du non moins connu et tout aussi marquant Les évadés. En clair, il s’agit de deux grands films dont la réalisation est parfaitement maîtrisée et dont l’adaptation est très proche de la matière première. On était donc en droit d’attendre de Darabont le même résultat concernant la nouvelle Brume, même si, contrairement aux deux autres, cette histoire appartient au genre horrifique, une première pour lui.

 

 

 

Pour ma part, le film n’est pas une complète réussite. Premièrement, concernant l’adaptation, Darabont a lui-même rédigé le scénario afin de conserver au mieux les écrits de Stephen King. Pour l’histoire à proprement parler, l’adaptation tient la route (hormis une différence de taille pour la conclusion, mais j’y reviendrai). Là où il y a un problème, c’est dans les dialogues qui ont conservé les mêmes intonations que dans la nouvelle. Les différents échanges entre les personnages fonctionnent à l’écrit. Mais ils perdent toute leur crédibilité à l’oral car Darabont  se cantonne  au ton littéraire de King sans transformer les échanges dans un contexte oral. Ce qui a pour effet de rendre les dialogues surjoués. Un rendu renforcé par des jeux d’acteurs complètement inégaux et qui a pour résultat un film déséquilibré, qui se perd entre le téléfilm haut de gamme ou le film de série B. On peut ajouter à cela des effets spéciaux pas toujours maîtrisés, malgré parfois de très beaux passages (comme le monstre géant de la fin).

 

Darabont, à cause d’un mauvais casting, perd de sa crédibilité concernant les sujets abordés durant le film ; des sujets qui auraient dû faire monter à la fois le suspense et l’épouvante. Je parle bien sûr du relationnel entre les personnages face à une telle situation de peur et d’ignorance, ce qui amène quasiment de manière obligatoire les croyances théologiques et tous les fanatismes qu’elles peuvent engendrer. Le personnage de Madame Carmody se devait d’être terrifiant à l’image de Christabella dans le grandiose Silent Hill de Christophe Gans. Au lieu de cela, elle freine grandement l’intensité du film et brise l’atmosphère de peur que la brume et ses monstres doivent engendrer. Et cet effet ne cesse de se répéter par une mauvaise direction d’acteurs qui eux-mêmes ne semblent pas croire en leur rôle.

 

 

 

Pour revenir sur la conclusion que j’ai évoquée tout à l’heure, je tiens à souligner mon incompréhension face un tel revirement de la part de Frank Darabont. Ayant lu le livre de Stephen King, je suis surpris par la direction diamétralement opposée que prend l’histoire sur la fin. La nouvelle se termine sur une touche d’espoir. C’est d’ailleurs cet espoir et la volonté de vivre qui pousse tout ce petit groupe à sortir du magasin et à fuir au péril de leur vie. Alors je demande pourquoi, ils en arrivent [SPOILERS] à se suicider au moment où la voiture se retrouve en panne d’essence sans même chercher à fuir à travers la brume ? Comment ce petit groupe si fort finit aussi lamentablement par se résigner ? Et surtout comment ce père prêt à tout pour sauver son fils peut-il finalement lui tirer une balle ? Pendant le film, lorsque la brume surgit, une femme quitte le magasin en ayant demandé de l’aide aux autres personnes présentes. Personne n’accepte de l’accompagner et elle finit par quitter le magasin seule et s’engouffre dans l’épais brouillard. Cette femme, Darabont nous la remontre à la fin. Elle est sauvée par l’armée et surtout, elle est accompagnée de ses deux enfants. Son regard croise alors celui de David Drayton, lui qui vient de tuer de ses mains son fils. On peut se demander pourquoi Darabont a choisi une fin aussi brutale, plus brutale que celle imaginée par Stephen King, pourtant le maître dans le domaine de l’horreur.  Son discours était-il que tout doit être tenté pour sauver ses enfants ? Mais pourquoi alors avoir changé l’esprit de son « héros » qui n’avait, à mon sens, pas l’air si désespéré au point d’en arriver à cette extrémité.

Pour beaucoup, cette fin est ce qui relève le niveau du film. Pour moi, elle n’est pas justifiée.

 

 

 

The Mist, c’est la volonté d’un bon réalisateur de mettre sur pellicule le récit d’un grand Maître. Malheureusement, une grande volonté ne fait pas tout lorsqu’on n’est pas bien entouré. Et ce film bien qu’il soit tout de même très divertissant, possède trop de mauvais côtés pour être aussi pertinent que la nouvelle de Stephen King.

 

Pour finir, je tenais à souligner qu’il existe une version du réalisateur qui se trouve être une version « noir et blanc » (elle renvoie à ces vieux films américains de monstres, avis aux amateurs).

 

 

 

 

PS : concernant les adaptations d’œuvre de Stephen King, le projet de La Tour Sombre semble être à nouveau d’actualité. D’ailleurs, on peut noter que dans l’atelier du personnage David Drayton, on retrouve des peintures  d’affiches de films d’horreur comme The Thing de John Carpenter  et une couverture du roman de La Tour Sombre.

 

 

 

Réalisation : Frank Darabont _ Durée : 2h00 _ Année : 2008 _ Genre : Horreur _ Américain

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 17:10

Résumé

Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise. Un groupe de dissidents, mené par le sombre Jedi comte Dooku, manifeste son mécontentement envers le fonctionnement du régime. Le Sénat et la population intergalactique se montrent pour leur part inquiet face à l'émergence d'une telle menace.

Certains sénateurs demandent à ce que la République soit dotée d'une solide armée pour empêcher que la situation ne se détériore davantage. Parallèlement, Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d'une mystérieuse armée de clones...

 

 

Avis

L’épisode II : L’attaque des clones est certainement le plus faible des épisodes. La raison, c’est tout simplement parce qu’il passe totalement à côté de son sujet et qu’il brasse finalement que de l’air.

 

 

A l’identique des précédents films, on peut lui aussi le diviser en trois parties bien distinctes. La première s’attarde sur la chasse à l’homme contre celui qui tente de tuer la sénatrice Amidala, anciennement Reine de la planète Naboo. Cette dernière espère faire voter une motion servant à créer une armée de la République auprès du Sénat galactique. Bien sûr, ces gardes du corps ne sont autres qu’Anakin et son maître Obi - Wan. Cette première partie marque les retrouvailles entre Anakin devenu apprenti Jedi et Padmé depuis leur première rencontre lors de l’épisode I. Mais les attaques à l’encontre de la sénatrice éclipsent rapidement ces retrouvailles pour le moins sans enthousiasme. Il s’ensuit une course-poursuite à travers « les rues » de la cité à la poursuite d’une tueuse à gages. Ce passage est clairement des plus mous et des plus ennuyeux. Le seul point positif se trouve dans le fait de découvrir un peu plus le visage de Coruscant à travers quelques décors urbains. Mais son but véritable est de nous mener sur les traces d’un vieux chasseur, père d’un personnage connu de la première trilogie, Jango Fett.

 

 

La seconde partie porte sur la division du duo Anakin/Obi-Wan. L’un, le Padawan, continuant son rôle de garde du corps et escorte de la sénatrice jusqu’à Naboo et l’autre, le Maître,  partant à la recherche du chasseur qui a éliminé la tueuse à gages Zam Wesell.

 

 Cette partie centrale s’avère être un élément crucial aussi bien pour le film que pour la saga en elle-même car elle est censée souligner deux choses : l’instabilité d’Anakin face à ses émotions et ses pouvoirs et l’origine douteuse de l’armée des clones. Malheureusement, on passe nettement à côté des deux sujets. La romance d’Anakin et Padmé tourne rapidement à un stéréotype de roman chevaleresque. Malgré tout, ce passage souligne la rigidité de la pensée qui anime le futur Jedi, annonçant la vision de son futur empire, et posant la graine de l’inquiétude dans l’esprit de Padmé. Cette inquiétude est renforcée lorsque ce dernier se rend sur Tatooin pour sauver sa mère. Ce passage du film devait être le plus important de ce second épisode. En effet, il révèle les faiblesses du personnage ainsi que les prémices à l’éveil au côté obscur chez Anakin. On pensait assister à une scène de rage incontrôlable lorsqu’il décime les Hommes des sables. Malheureusement, tout est tourné en hors champ. On passe ainsi complètement à côté de cette vengeance brutale qui va à l’encontre des préceptes Jedi. Les faits nous sont simplement rapportés lorsqu’il avoue ses crimes à sa future épouse sans montrer le moindre remords. Pour le coup, la dramatisation est affaiblie par une absence d’image, même si l’état émotionnel,  joué à merveille par l’excellent Hayden Christensen, apporte énormément à la scène.

 

De son côté, Obi-Wan découvre la fabrication de l’armée des clones. On apprend qu’un certain Jedi Sifo-Dyas, censé être mort, aurait passé commande de cette armée pour la République. On découvre aussi le visage de celui qui a donné son code ADN pour les clones, le fameux chasseur de primes Jango Fett. Après un combat des plus décevants entre ledit chasseur et le maître Jedi, ce dernier se fait emprisonner sur la planète Géonosis. Ce passage du film nous amène à la dernière partie du film qui s’avèreêtre clairement un hommage à l’œuvre science-fictionnelle de l’écrivain Edgar Rice Burroughs. Malheureusement, la qualité incertaine des SFX numériques manquant cruellement de réalisme brise complètement l’intensité des combats qui par ailleurs n’ont rien de bien imaginatifs. Idem pour l’attaque final des clones ou encore le premier affrontement contre le Comte Dooku. En effet, le duel entre ce Sith et Yoda est tout simplement décevant. Les prises de vue manquent cruellement d’inspiration et font preuve d’une platitude rappelant les duels aux sabres lasers de la première trilogie. Idem pour la scène du Colisée où se regroupent de nombreux Jedi faces aux droïdes des séparatistes.

 

 

Dans son ensemble, cet épisode II est une grande déception. Il ne tient clairement pas ses promesses et passe à côté de toutes nos attentes. Les scènes dramatiques sont incomplètes quand les scènes de combats manquent cruellement de rythme. Le point positif se trouve dans un déferlement de peintures numériques illustrant les différents décors dans lesquels se déroulent toutes ces aventures, toutes aussi magnifiques les unes que les autres.  Le film s’achève sur un moment riche en émotion avec le mariage caché entre Padmé et Anakin et le vote du conseil Jedi pour surveiller de près le Sénat  et ses membres annonçant le début d’un conflit ouvert pour le prochain épisode.

 

 

 

 

Réalisation : George Lucas _ Durée : 2h16 _ Année : 2002 _ Genre : Drame, Action, SF _ Américain

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:35

 

Résumé

Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

 

 

 

Avis

Le grand chef d’œuvre du studio Disney ! Non mais je ne comprends vraiment pas pourquoi la planète s’est emballée pour ce film d’animation. Certes, Disney nous offre là un bon divertissement, mais, il est très loin de valoir ne serait-ce que Raiponce.

 

 

Pour moi, les qualités de ce film se trouvent dans sa mise en scène d’une part et le charisme de ses personnages d’autre part. Toujours à la recherche de plus de réalisme dans son animation, Disney nous démontre ici tout son savoir-faire. En effet, la qualité des décors est tout simplement époustouflante. Et elle l’est davantage concernant la prouesse technique mise en œuvre pour atteindre la qualité visuelle de la glace qui rappelons-le, représente le pouvoir de la Reine Elsa. La plus belle démonstration est, bien sûr, lorsque cette dernière érige son château de glace. Outre les décors, les expressions des différents personnages, qu’ils soient humains ou non, sont nettement plus poussées que dans les travaux précédents, peut-être même au point d’en devenir exagérées. Surtout que le design des mêmes personnages s’approche, à l’heure actuelle, d’un mélange entre le style occidental (réaliste) et le manga (hypertrophié). Encore un pas vers l’accentuation des expressions et des émotions dont les visages sont les meilleurs vecteurs.

 

Intéressons-nous maintenant à la mise en scène. Mais avant ça, jetons un œil sur le scénario. Très linéaire et basique, l’histoire ne s’offre à aucun moment le loisir d’une quelconque mise en abyme des personnages. En effet, on ne sait rien sur le pourquoi des pouvoirs d’Elsa (Anna n’en a aucun), et le seul moment vraiment tragique de l’histoire est balayé d’un coup de musique. Très loin en comparatif de Raiponce, où les rebondissements sont nombreux, ou Rebelle, avec ses flash-back mystiques, La Reine des neiges s’offre le luxe de nous donner une histoire plate où tout semblant d’intrigue se devine facilement à l’avance (exception faite des trolls ; on se demande vraiment ce qu’ils font dans ce film d’animation). Pour en revenir à la mise en scène, et c’est là, je pense, que se trouve réellement la force du film, elle est habilement menée à la manière d’une comédie musicale. Là où les classiques Disney poussent la chansonnette pour le plaisir des oreilles (ou le contraire), comme ce fut aussi le cas avec Raiponce, les chansons de La Reine des neiges sont aussi bien des monologues que des dialogues qui font avancer l’histoire. Mais surtout, ses chansons sont tellement envoutantes et faciles à retenir qu’elles restent dans toutes les têtes (pour notre plusgrand malheur, je dois l’avouer) comme le titre principal qui met en scène le plus spectaculaire passage du film : « libérée, délivrée ».

 

 

Finalement, La Reine des neiges reste un bon divertissement (il ne mérite pas tout cet éloge pour autant) avec des personnages sympathiques, frais et dynamiques (Anna, Christophe/ son renne  et Olaf). La bande-son est très rythmée et les chansons très entêtantes, peut-être un peu trop parfois.

 

 

 

Réalisation : Chris Buck, Jennifer Lee _ Durée : 1h42 _ Année : 2013 _ Genre : Comédie sentimentale _ E.U.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 11:25

Résumé

Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie.

Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

 

 

 

Avis

Sans rien connaître du film, même pas que c’était Luc Besson qui l’avait réalisé, je me suis laissé embarquer par cette histoire adaptée du roman éponyme.

 

Je ne suis pas trop un habitué des films de mafieux et autres gangsters. Et pourtant, j’ai apprécié ce film où tout n’est qu’à prendre au second degré. Luc Besson nous balance une famille américaine d’affranchis  placée sous protection du FBI sous un autre nom en Normandie dans notre bonne vieille France. Et quelle famille : Robert DeNiro, Michelle Pfeiffer, Dianna Agron et John D’Leo, tous aussi brutaux et décalés dans le décor pittoresque de la Normandie. Préjugés et clichés sur les Français et les américains épicent le début de l’histoire. En effet, Besson agraine son scénario de passages cinématographiques aussi classiques les uns que les autres (la fille tombe amoureuse de son prof, le fils gère en coulisses sa nouvelle école, les méchants sont aussi bêtes que flingueurs…) en les confrontant aux clichés sur les deux pays. Mais il le fait avec une telle frénésie et une telle dose d’humour qu’on se laisse complètement embarquer par toute cette brutalité. Et au final, il fait simplement tout péter.

 

 

Malavita, c’est le titre du roman, mais aussi le nom du chien, et ça n’a rien à voir avec l’histoire. Le côté réaliste et sérieux du sujet, Luc Besson, il s’en fout. Ce film est complètement décomplexé. Ce n’est rien que du divertissement et le réalisateur français nous le démontre par une mise en abyme, décalée avec le film de Scorsese : Les Affranchis. Moi, pour le coup, ça m’a bien diverti et c’est bien là le principal, non ?

 

 

 

Réalisation : Luc Besson _ Durée : 1h52 _ Année : 2013 _ Genre : Comédie, Action _ France, E.U.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 16:24

 

Résumé

Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.

Pendant ce temps, l’armée de droïdes de l’insatiable Fédération du Commerce a envahi Naboo, une planète pacifique, dans le cadre d’un plan secret des Sith visant à accroître leur pouvoir. Pour défendre la reine de Naboo, Amidala, les chevaliers Jedi vont devoir affronter le redoutable Seigneur Sith, Dark Maul.

 

 

 

Avis

En 1999 sort le premier film de la nouvelle trilogie de la saga Star wars. Il s’agit ici d’une préquelle à la trilogie d’origine soit une prélogie.  George Lucas décide donc avec cette nouvelle trilogie de retracer l’enfance et la naissance du personnage de Dark Vador.

 

 

Comme dans la première trilogie, on peut encore une fois diviser le film en trois parties. La première se base sur l’aspect politique de la série et décrit les évènements qui ont amené aux conflits qui mèneront à la guerre avant que l’Univers ne devienne un Empire dirigé par Dark Sidious et son bras droit Dark Vador. Dans cette première partie, on fait la connaissance du Maître d’Obi-wan (ici en apprenti Jedi), le Jedi Qui-Gon Jinn, tentant de résoudre un problème diplomatique auprès de la Princesse de Naboo, la Princesse Amidala, future mère de Luke et de Leïa. Les éléments se mettent en place très lentement et cette partie regorge de passages inutiles à mon sens comme celuides fonds marins où vivent des monstres géants. De plus, on ne peut pas dire que les effets numériques de l’époque soient encore à la hauteur d’une qualité irréprochable. Il ne fallait donc pas forcément en abuser, même si pour George Lucas, à la vue du potentiel qu’ils offrent, cela pouvait être tentant.

 

La seconde partie se concentre sur la rencontre avec le jeune Anakin Skywalker, alors esclave sur Tatooine. Cette partie est la plus intéressante du film car le jeune acteur qui joue le rôle du futur Dark Vador, Jake Lloyd, possède énormément de charisme. Il parvient à nous captiver totalement à chacune de ses apparitions. La course de module renforce cet aspect des choses. La course en elle-même devient un passage culte de la saga. Elle offre de belles scènes parfaitement maîtrisées et réalisées avec des SFX plutôt bien gérés dans l’ensemble. C’est tout simplement l’instant fort de ce premier titre de la nouvelle trilogie. En effet, c’est le moment où le jeune futur Jedi démontre tout son potentiel et qu’il finit de convaincre Qui-Gon qu’il est peut-être l’élu de la prophétie. Et c’est aussi l’évènement qui va amener à son affranchissement en tant qu’esclave.

 

La troisième et dernière partie se concentre sur les affrontements devenus inévitables entre les armées de la planète Naboo et les Droïdes de la Fédération du commerce qui veulent prendre en otage la Princesse Amidala. A mon sens, cette partie du film est la plus faible pour plusieurs raisons. La première, les scènes de combats entre les Droïdes et l’armée des Gungans sont risibles de nullités. Les SFX sont très basiques et l’humour que tente d’apporter le personnage de Jar Jar Binks est vraiment ridicule et ne prend à aucun moment. C’est d’ailleurs un des personnages les plus faibles de cette nouvelle trilogie. Il sera d’ailleurs moins présent dans les deux épisodes qui suivront. La deuxième raison se trouve dans le combat opposant les Jedi, Qui-Gon Jinn et Obi-Wan, à l’apprenti Sith Dark Maul. Aussi faible que pouvait l’être le premier combat opposant Luke à Dark Vador, ce premier duel de sabre laser manque cruellement de punch. De plus le personnage de Dark Maul est complètement délaissé. Il n’apparaît qu’en tant qu’ennemi à abattre pour un combat final, sans lui donner de l’intérêt ou de la profondeur. Il en est presque de même pour le chevalier Jedi Qui-Gon Jinn joué par Liam Neeson. Le personnage est très vite survolé et bien qu’il reste un des plus présents à l’écran durant ce film, on a l’impression de ne pas avoir eu le temps de vraiment le connaître. Pour le final, la scène de combat spatial d’Anakin renvoie directement à celle de Luke dans l’épisode IV : Un nouvel espoir.  D’ailleurs, le film entier peut se poser en parallèle car il semble reprendre à peu près le même schéma constructif.

 

Ce qu’il y a à retenir, dans ce premier film, se trouve davantage du côté de  Coruscant où l’on rencontre l’Ordre des Jedi (avec Yoda) et les débats liés au sénat qui joueront un rôle capital dans la suite de la prélogie. Les bases de l’histoire se posent doucement, et beaucoup d’éléments du film ne servent, finalement, qu’à meubler le temps restant.

 

 

 

Ce premier film de la nouvelle trilogie de la saga Star Wars reste dans son ensemble très décevant pour toutes les raisons décrites précédemment.  Certes l’Univers de la saga prend forme mais malheureusement beaucoup trop de choses sont survolées au profit de scènes dont on se serait passé volontiers. Malgré tout, certains éléments et passages valent tout de même le coup d’œil.

 

 

 

 

Réalisation : George Lucas _ Durée : 2h16 _ Année : 1999 _ Genre : SF, Aventures _ Américain

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 19:14

 

Résumé

La couardise d'Albert au cours d'une fusillade donne à sa fiancée volage la bonne excuse pour le quitter et partir avec un autre. Une belle et mystérieuse inconnue arrive alors en ville et aide le pauvre Albert à enfin trouver du courage. Des sentiments s'immiscent entre ces deux nouveaux alliés, jusqu'au jour où le mari de la belle, un hors-la-loi célèbre, découvre le pot-aux-roses, et n'a plus qu'une idée en tête : se venger. Albert aura-t-il le courage nécessaire pour venir à bout du bandit ?

 

 

 

 

Avis

Réalisateur et créateur du film Ted, Seth MacFarlane rajoute une couche de son indigeste humour dans ce film qui parodie, tout en lui imposant un comparatif de vie contemporaine, le far west.

 

 

 

A la vue de la bande-annonce, ce film s’apparentait à une bonne comédie parodiant les films de cowboy. Malheureusement, le ton très badass (dès le début, on se tape un monologue épuisant) du film le rend vraiment lourdingue. A la fois réalisateur, scénariste et acteur, Seth MacFarlane pousse peut-être un peu trop loin l’exercice en s’offrant le rôle principal. Il est clair que son jeu d’acteur est très loin d’égaler celui de Liam Neeson. Tous ses monologues et comparatifs qui tentent à démontrer l’horreur que pouvait être la vie à cette époque ne sont en rien drôle et, au contraire, plombent davantage des dialogues déjà très faibles et vulgaires. Mais ce n’est rien comparé à l’humour scatophile et morbide qui égaye ce film dont la quasi-totalité des gags tombent à l’eau. Heureusement les vrais acteurs comme Charlize Theron et Neil Patrick Harris (impeccables comme toujours) parviennent par moments à relever le niveau et donnent l’impression de regarder un vrai film. Mais ce n’est malheureusement pas suffisant pour sauver ce désastreux long métrage (qui est vraiment trop long).

 

 

 

Hormis deux ou trois passages marrants, et des clins d’œil cinématographiques (le meilleur est celui de Retour vers le futur), le film est d’un ennui et d’une lourdeur indigeste.  Même si ces ingrédients parviennent miraculeusement à passer avec Ted (sans doute dû à l’aspect mignon de la peluche), ici ça en devient aussitôt écœurant.

 

 

 

Réalisation : Seth MacFarlane _ Durée : 1h57 _ Année : 2014 _ Genre : Comédie, Western _ E.U.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 18:54

Résumé

Les résidents de Chester's Mill sont à la fois en dehors et à l'intérieur du dôme, après avoir découvert une sortie dans les tunnels. Alors que le dôme dévoile une nouvelle facette, les habitants se demandent à quoi et à qui ils peuvent faire confiance alors que de nouvelles menaces planent au-dessus de leurs têtes, des nouveaux habitants font leur apparition et de nouvelles alliances sont formées.

 

 

 

 

Avis

A mes yeux, Under the dome, c’est fini. La seconde saison était déjà annonciatrice de cette fin. Et les scénaristes n’ont, malheureusement pas su relever le niveau sur cette troisième saison. Et pour preuve, l’audimat a tellement chuté que finalement, elle s’avère être la dernière de la série.

 

 

La première saison avait de quoi faire rêver, surtout à la fin lorsqu’elle plonge complètement dans la science-fiction. On pouvait alors lui pardonner sa lenteur indigeste. Malheureusement, la seconde saison a anéanti  ces modestes efforts au profit de la psychologie de personnages qui n’ont fait que tirer la série vers le bas. La seconde saison, ayant opéré un retour en arrière en privilégiant tout ce qui handicapait la première saison, le manque d’intérêt du  public  s’est vite fait ressentir. Malgré tout, quelques détails lors du dernier épisode semblaient annoncer du mieux. Et bien non, il n’y a pas de mieux dans cette dernière saison.Le ton est lassant et mou. L’histoire, tout comme les personnages emprisonnés sous le dôme, tourne en rond. On a l’impression de revivre la seconde saison. Le personnage de Christine Price étouffe complètement la saison. Quant au petit groupe « d’élus », ils ne font que se courir après sans aucune véritable évolution de leur personnage, hormis peut-être Norrie. Et je ne parle pas de la fin scandaleuse qui n’en est pas vraiment une.

 

 

Je pense me mettre à lire ce roman de Stephen King prochainement. D’après les critiques que j’ai pu lire ici et là, il n’a vraiment rien à voir avec  cette série. Quant à la série, c’est une véritable déception. Lors de mon article sur la première saison, j’affirmais que les romans de Stephen King avaient trouvé un bon moyen d’être adaptés au travers des séries TV. Après cette troisième saison, je n’en suis pas toujours aussi sûr. Finalement, un long métrage aurait peut-être mieux permis de capter l’essentiel du récit. Pour le moment, cette série est une grande déception et quasiment un ratage complet. Une annonce a été faite comme quoi une série basée sur la nouvelle de l’auteur : The Mist, et sur le film qui en a découlé verrait prochainement le jour. Espérons qu’elle ne prendra pas le chemin emprunté par Under the Dome.

 

 

 

Créée par : Brian K. Vaughan _ Durée : 13x42 min _ Année : 2015 _ Genre : Drame, Action, SF _ Américain

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 15:25

 

Résumé

L'Empire galactique est plus puissant que jamais : la construction de la nouvelle arme, l'Etoile de la Mort, menace l'univers tout entier... Arrêté après la trahison de Lando Calrissian, Han Solo est remis à l'ignoble contrebandier Jabba Le Hutt par le chasseur de primes Boba Fett. Après l'échec d'une première tentative d'évasion menée par la princesse Leia, également arrêtée par Jabba, Luke Skywalker et Lando parviennent à libérer leurs amis.

 

Han, Leia, Chewbacca, C-3PO et Luke, devenu un Jedi, s'envolent dès lors pour une mission d'extrême importance sur la lune forestière d'Endor, afin de détruire le générateur du bouclier de l'Etoile de la Mort et permettre une attaque des pilotes de l'Alliance rebelle. Conscient d'être un danger pour ses compagnons, Luke préfère se rendre aux mains de Dark Vador, son père et ancien Jedi passé du côté obscur de la Force.

 

 

 

Avis

A l’image des épisodes précédents, Le retour du Jedi souffre de nombreux défauts, défauts qui se retrouveront dans la nouvelle  trilogie retraçant la jeunesse d’Anakin Skywalker.

 

 

L’Empire contre-attaque ayant ouvert la voie pour ce dernier opus en faisant de Dark Vador le père de Luke Skywalker. On était en droit d’attendre un bouleversement dans l’histoire. Malheureusement, nos attentes n’ont pas été comblées, au contraire, cet épisode s’est révélé plutôt décevant pour de nombreuses raisons.

 

Comme Un nouvel espoir et L’Empire contre-attaque, Le retour du Jedi peut être divisé en trois parties. La première étant celle du sauvetage de Han solo toujours congelé dans de la carbonite. Avec un premier échec de la Princesse et de Chewbacca qui se sont fait emprisonner à leur tour, c’est au tour de Luke de venir sauver tout le monde. Les scènes tirent en longueur et l’action a du mal à venir. Pire, elle tourne rapidement au ridicule tellement les scènes sont mal orchestrées. Les ennemis du Jedi n’ont rien de très sérieux (Jabba le Hutt) et pourtant, Luke ne démontre rien d’impressionnant dans ses nouveaux talents. Il est clair que la scène devait justement le mettre en valeur en tant que nouveau Jedi mais au contraire, elle le ridiculise  plus qu’autre chose.

 

Par la suite, on apprend que l’Empire reconstruit une nouvelle étoile de la mort à l’identique de la première (quelle imagination). La rébellion se divise alors en deux groupes, l’un devant se rendre sur la lune forestière d’Endor, autour de laquelle l’étoile de la mort s’est placée en orbite, et l’autre se prépare à attaquer cette dernière. L’apparition de L’Empereur et la déstabilisation de Dark Vador face à la présence proche de son fils annonce d’ores et déjà  une nouvelle confrontation entre les deux combattants de la Force. Pourtant le film préfère, pour le moment, se concentrer sur l’attaque du générateur du bouclier de l’étoile de la mort qui se trouve sur la lune forestière. On s’attend donc à un assaut en force à l’image de la première partie de l’épisode précédent sur la planète Hoth. Non seulement,  on en est loin, mais en plus, l’attaque vire totalement au ridicule pour ne pas dire à l’absurde. Comme toujours avec l’univers Star Wars, on a le droit à un peuple insignifiant, symbole des faibles s’opposant  à l’oppresseur, à qui le scénario va donner plus d’importance qu’aux protagonistes eux-mêmes. Ici, il s’agit du peuple des (étonnamment)  très célèbres Ewoks (ils auront même droit à leur propre film par la suite). Comment crédibiliser une attaque de petites peluches armées de caillou et de bouts de bois contre l’armée des clones ? A peine touchés, les soldats de l’Empire tombent comme si un piano leur était tombé dessus du dixième étage. C’est risible d’absurdité ! L’aspect dramatique qui se développe alors parallèlement à cet assaut du côté de Luke, que l’Empereur tente alors de débaucher en lui apprenant que leur attaque surprise n’était qu’un piège tendu par lui et Vador, tombe totalement à plat.  Fort heureusement, le combat entre le père et le fils relève un peu le niveau de leur précédente altercation qui ressemblait plus à un kata qu’à un véritable combat. Il s’avère bien plus violent et plus vif, à l’image de l’état émotionnel du personnage de Luke. Ensuite, la conclusion s’impose d’elle-même.

 

 

Les versions récentes du film nous dévoilent des images remaniées pour coller avec la nouvelle trilogie. De ces changements, on retient surtout l’apparition d’Anakin en fantôme aux côtés de Yoda et d’Obiwan sous les traits de l’acteur Hayden Christensen. La présence de David Prowse s’étant  volatilisée pour ce final. Il ne reste de lui que le passage où Vador demande à Luke de lui retirer son masque afin de le voir de ses propres yeux.

 

 

 

Ainsi s’achève la première trilogie et une grande saga de six épisodes. Finalement, malgré tous ces défauts, Star Wars est parvenu à engendrer une culture allant du populaire au fan pur et dur. Et loin de s’être arrêté à cette saga, l’œuvre de George Lucas s’est propagée à travers les comics, les goodies, les dessins animés, les jouets…, sans jamais perdre son intensité. La preuve en est qu’aujourd’hui, tout le monde s’impatiente de voir enfin une suite (inespérée) à cette saga qui aura lieu au mois de décembre de cette année : STAR WARS VII : Le réveil de la Force !!

 

 

 

Réalisation : Richard Marquant _ Durée : 2h13 _ Année : 1983 _ Genre : Aventures, SF _ Américain

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 20:10

Résumé

Bien qu'il soit un auteur réputé de romans d'épouvante, Mike Enslin n'a jamais cru aux fantômes et aux esprits. Pour lui, la vie après la mort n'est que pure invention, et il a passé suffisamment de temps dans des maisons hantées et des cimetières pour le vérifier...

 

En travaillant sur son dernier ouvrage, il découvre l'existence d'une chambre, la 1408 du Dolphin Hotel, où se sont produites de nombreuses morts inexpliquées et souvent violentes. Malgré les mises en garde du directeur de l'hôtel, Enslin décide d'y passer une nuit.

 

Face à ce qu'il va vivre, son scepticisme va voler en éclats. Pour lui, la question n'est plus de savoir si le paranormal existe, mais d'espérer survivre à la nuit de tous les cauchemars...

 

 

 

 

Avis

Chambre 1408 est une adaptation d’une nouvelle de Stephen King, auteur dont je suis fan absolu, avec pour rôle principal un de mes acteurs préférés, John Cusack. Pour le dire simplement, ce film avait vraiment tout pour me plaire. Mais ce ne fut pas le cas, ou du moins, pas complètement, pour plusieurs raisons.

 

 

La première des raisons est une question de globalité. L’ensemble du film ne tient pas. A partir du moment où le personnage de Mike Enslin, joué par John Cusack, pénètre la chambre 1408 ; les différentes façons dont la force malsaine va se manifester va le plonger dans différentes réalités. Malheureusement, toutes ces réalités, et surtout celle où il se croit sorti de la chambre, ne s’articulent pas entre elles. On ne fait que passer d’un état de fait à un autre. Bien sûr, ce procédé sert à la torture, à la fois physique (les changements de températures) et psychologique (les apparitions fantomatiques), du protagoniste. Mais en même temps, elle crée une distance avec le spectateur qui a du mal à suivre la ligne directrice du film. Sur ce point, il est clair que Chambre 1408 n’est pas un film qui s’inscrit dans le genre horrifique pur mais plus dans une sorte de thriller fantastique.  Et c’est aussi sur ce point que je voudrais mettre l’accent, car là aussi tout n’est pas totalement maîtrisé.

 

La première partie du film annonce clairement le sujet du film, à savoir que l’on va suivre un auteur spécialisé dans les hôtels hantés et qui malheureusement n’en trouve pas jusqu’à cette fameuse chambre du Dolphin Hotel. Par ailleurs, la prestation de Samuel L. Jackson en directeur d’hôtel, qui tente de convaincre l’écrivain de ne pas pénétrer la  1408, est superbe. Il parvient à lui seul et en quelques plans et dialogues à instaurer un véritable malaise concernant cette fameuse chambre. On peut dire alors que le spectateur est, tout comme Mike Enslin, à point pour pénétrer dans  l’antre de l’horreur.  Après un tour d’horizon de l’écrivain, cette chambre ne se distincte en rien d’une chambre ordinaire. Mais le scénario fait monter la pression avec les classiques manifestations paranormales : objets qui ont bougé, radio qui s’allume toute seule. Et puis à partir de là, cette pression retombe progressivement au fur et à mesure que Mike Enslin affronte les différentes réalités auxquelles il est confronté. L’atmosphère étouffante et terrifiante que nous avait promis le directeur de l’hôtel se transforme en une découverte apocalyptique d’une chambre en constante évolution (on passe d’une chambre enneigée, à une chambre sombrant dans l’eau, puis une chambre totalement en ruine). Mais là où cette atmosphère se retrouve anéantie, c’est lors du passage après la noyade où l’auteur se croit revenu à L.A.. Ce passage crée une brisure complète du film au point de nous empêcher d’apprécier pleinement la scène finale qui se voulait à la fois bouleversante et traumatisante. Pour moi, il s’agit là d’une mauvaise mise en scène. A trop vouloir en faire, on finit par se perdre. Et c’est l’état dans lequel se trouve le spectateur, totalement perdu. Bien sûr, cet état peut être posé comme un parallèle avec celui de Mike Enslin, qui est, lui aussi, totalement désemparé. Mais le problème, c’est qu’on ne parvient plus alors à ressentir la terreur qui est la sienne.

 

Un dernier point négatif se trouve dans le jeu d’acteur de John Cusack. Car il s’agit là d’un film à huis clôt et donc tout le film, quasiment, se tient sur sa seule interprétation. Très efficace dans son rôle de personnage un peu blasé et paumé d’écrivain qui fuit un passé de douleurs, je trouve qu’il perd en intensité et en crédibilité à partir du moment où il commence à perdre son calme et surtout le sens de la réalité. Je le trouve un peu surjoué et surtout trop confiant lors de l’affrontement final avec l’esprit de la chambre. Je le trouvais bien plus convainquant dans le film Identity de James Mangold.

 

 

Vous allez sûrement vous dire qu’au final, j’ai détesté ce film. Mais loin de là, je l’ai trouvé très divertissant et visuellement impeccable. Pour autant, j’ai juste été déçu car je m’attentais à bien mieux. Je trouve que Chambre 1408 s’apparente davantage à un épisode de la série La quatrième dimension que l’on aurait étiré pour en faire un long métrage.

 

 

 

Réalisation : Mikael Hafstrom _ Durée : 1h44 _ Année : 2008 _ Genre : Thriller fantastique _ E.U.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 13:41

 

Résumé

Nick et Jonas sont étudiants en première année à MIT (Massachusetts Institute of Technology). Passionnés de piratage, ils ont déjà déjoué le système de sécurité de MIT. Quand ils décident de faire un road trip à travers le Sud-Ouest des Etats-Unis avec la petite amie de Nick, Hailey, leur trajet se trouve être détourné par un génie de l'informatique qui attire leur attention. Le trio se retrouve alors entraîné dans une zone étrangement isolée. Soudain, tout devient noir. Nic est devenu un captif, ils découvrent alors qu'ils font partie d'un complot hors normes.

 

 

 

Avis

Il y a des DTV qui sont des navets complets, d’autres qui se laissent regarder et d’autres qui sont de véritables petites pépites  du cinéma. The signal est de ceux-là. Un film de science-fiction malin, qui sait jouer  avec le spectateur pour ne pas dévoiler son histoire trop rapidement et qui paraît, de manière très habile, bien moins complexe qu’il ne veut bien nous le faire croire.

 

 

Servi par un casting de qualité et très peu connu (ça ne saurait tarder), à l’exception de Laurence Fishburne, aussi mystérieux que stoïque dans ce film, The signal nous livre une histoire toute en questionnement. En effet, on passe quasiment toute l’intégralité du film à se demander ce qu’il se passe réellement, à quoi sont confrontés ces trois jeunes gens; gouvernement, extra-terrestres, épidémie, tout y passe. Mais la réalisation dissimule tellement bien le secret que la tension ne fait que monter jusqu’à exploser lorsque le personnage de Nick Eastman fait une horrible découverte concernant ce qui est arrivé à son corps après le fameux « incident ». D’ailleurs, l’acteur qui joue le rôle, Brenton Thwaites tient le film à lui tout seul. De lui naissent nos plus grandes questions, nos plus grandes angoisses, nos plus grandes tensions.  Et là, une claque dans la figure ! Le film prend un virage SF complètement maîtrisé, nous laissant jouissif face aux images que l’on a sous les yeux. Je ne peux m’empêcher de comparer cet aspect du film à un manga Arms (aussi connu en animé sous le nom de Project Arms) de Kyoichi Nanatsuki et Ryoji  Minagawa. Le film fait un bond en avant magistral tout en amenant encore plus de question au point que tout ce suspense en devient insoutenable. Et c’est avec un grand art et très peu d’images, mais tellement explicites, accompagné de quelques mots du personnage de Damon (joué par Fishburne) que tout le film prend alors son sens.

 

 

A mon sens, ce film est grandiose tant dans sa narration (elle ne lâche rien, à aucun moment) que dans sa réalisation. En effet, William Eubank, le réalisateur dont The signal n’est que le deuxième film (le premier étant Space Time : l’ultime odyssée), donne l’exemple d’une maîtrise  rythmique du début jusqu’à la fin. Jouant avec nos nerfs lors de passages de pures tensions, il donne le change lors des scènes d’actions, aussi brèves qu’intenses, avec des ralentis mêlant des sentiments de violence et de désespoir. Le tout soutenu par un score qui ne fait jamais défaut à l’atmosphère du film. Tous ces éléments sont parfaitement associés les uns aux autres, révélant tout le potentiel d’un scénario « casse gueule ».  

 

 

 

Pour beaucoup, en lisant les différentes critiques, ce film ne raconte rien ou encore est trop compliqué. Je pense que beaucoup de gens veulent qu’on leur raconte l’histoire de A à Z. Or ce film nous pousse à participer à sa découverte. C’est à nous de comprendre ce qu’il raconte. Le personnage de Nick, c’est le spectateur. Le scénario nous prouve que seuls ceux qui le veulent peuvent tenter de survivre. Car seul la volonté leur permet de se dépasser et ça malgré ce qui se présente devant eux, ou quel que soit leur handicap.  Pour ça et pour tout ce dont j’ai déjà parlé, The signal est pour moi un film de SF magistral que je mettrais aux côtés de perles rares comme Dark City ou encore District 9.

 

 

 

 

Réalisation : William Eubank _ Durée : 1h37 _ Année : 2014 _ Genre : Thriller, SF _ E.U.

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