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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 21:08

 

Résumé

En un seul moment, tout peut changer. Mia, 17 ans, n'a aucun souvenir de l'accident : elle arrive uniquement à se rappeler avoir roulé le long de la route enneigée de l'Oregon avec sa famille. Puis, en un clin d'oeil, elle se retrouve observant son propre corps dévasté ... L'adolescente sera tiraillée entre l'envie de rejoindre ses parents dans l'au-delà et celle de se réveiller et de retrouver son petit ami et ses proches...

 

 

 

Avis

Adaptation du livre éponyme de Gayle Forman, Si je reste est un de ces films que chacun perçoit selon sa propre vision du monde, selon son propre vécu et selon ses propres émotions. Et c’est ce qui en fait toute sa beauté.

 

 

 

A mes yeux, ce film est construit de manière efficace, balançant le spectateur, tantôt dans des flash-back, tantôt dans la réalité brutale de l’hôpital et tantôt dans le pathos des personnages face à la mort de leurs proches. Cette articulation se fait de manière très habile, amenant toujours un sentiment de joie et d’amour lorsque nous suivons l’histoire de Mia Hall, avant de nous frapper, aussi brutalement que put  l’être l’accident, par la terrible réalité. Car ici l’hôpital est vraiment représenté comme le reflet d’un long couloir menant de la vie à la mort et c’est le bouleversement émotif de la jeune Mia qui la conduira à faire un choix. Le thème du choix est d’ailleurs au centre même de l’histoire puisque le jeune couple, Mia et Adam,  se fragilise face aux directions (musicales) de chacun. Mais ce qui fait aussi la force de ce récit, c’est que tous les éléments, qu’ils soient heureux ou tragiques, sont apportés avec une certaine douceur que véhicule l’actrice Chloë Grace Moretz. Elle porte, d’une certaine manière, tout le film sur ces épaules. Et c’est avec une grande surprise et une grande humilité qu’elle se livre ici, dans toute sa splendeur et sa fragilité, image contraire de son instrument, imposant et aux sons bruts et nerveux. Elle fait rayonner tout le petit monde qui s’articule autour d’elle avec une force qui nous transporte dans ses joies et ses douleurs de manière très intimiste. Ce rapprochement avec le spectateur s’opère, de manière moins conséquente puisque Mia parle à la première personne, avec le reste des personnages tous très forts à leur manière. Je voulais souligner là un casting vraiment remarquable avec un petit plus pour la scène du grand-père (joué par Stacey Keach) lorsqu’il s’adresse à Mia dans son lit d’hôpital. Son monologue est totalement bouleversant. On prend conscience de la fragilité de la vie mais surtout de l’importance des liens que l’on tisse, que ce soit sa famille, ses amis ou autres.

 

 

 

Ce film s’adresse aux adolescentes fleurs bleues. Mais, le sujet peut avoir une portée bien plus grande pour qui veut bien écouter son discours. Il est vrai que le récit est construit pour tirer les larmes des yeux des spectateurs (et il y parvient à merveille), mais avant tout, il raconte de beaux moments de vie. Et cela aussi, il le rend bien.

 

 

 

Réalisation : R.J. Cutler _ Durée : 1h46 _ Année : 2014 _ Genre : Drame _ E.U.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 20:35

Résumé

Dans un futur proche, les hommes sont parvenus à prolonger et améliorer la vie de leurs semblables à l'aide d'organes artificiels extrêmement sophistiqués et coûteux, élaborés par une société connue sous le nom de L'Union. Le sombre pendant de cette percée scientifique : lorsque les "greffés" ne sont plus à même d'honorer les échéances de leur crédit, L'Union envoie alors ses agents spécialisés, les Repo Men, pour reprendre la marchandise, sans se préoccuper du confort ou de la survie de leurs clients insolvables.

Rémy, un des meilleurs repo men sur le marché, est victime d'un arrêt cardiaque et se réveille avec le dernier modèle de cœur artificiel implanté dans le thorax, et la note salée qui l'accompagne. Cette intervention forcée produit cependant un effet indésirable : Rémy n'a plus le cœur à l'ouvrage. Quand il se retrouve dans l'incapacité de payer ses traites, L'Union assigne alors son agent le plus coriace, Jake, l'ex-coéquipier de Rémy, pour le retrouver et récupérer son bien.

Le chasseur est devenu la proie...

 

 

Avis

Repo men, c’est comme utiliser des tueurs en série comme agents fiscaux sauf qu’ils ne sonnent pas aux portes et que l’acte est bien plus radical.

 

 

Dans un style futuriste, quasi-film d’anticipation, Repo men nous dévoile une vision du crédit basée sur l’implantation d’organes de substituions. Le procédé est le même que dans les banques, ou assurances du monde entier, on vous vend un produit et une sécurité sans vous parler de ce que vous encourez réellement si vous ne payez pas la facture (ici totalement ahurissante). Mise en images sanglante et violente d’une société actuelle qui prime le profit à la valeur de la vie. Les corps des clients ne sont que de la « barbaque » et tuer pour récupérer un bien non payé est une normalité. Comme ne cesse de le répéter le personnage de Jake,  joué par le bon Forest Whitaker, «  le travail, c’est le travail ». Ce dogme prévaut sur le sens même de la vie.  Le film de Miguel Sapochnik, avec son début violent et intrigant, se perd rapidement dans un classicisme de film futuriste à la Judge Dredd ou autres films du début des années 90 où le protagoniste fait parti du système avant d’en être rejeté et il devient alors lui-même la solution pour éradiquer ce système. La réalisation opère sur un style sans grande surprise et moyennement divertissante. Jude Law n’est pas toujours très convaincant, quant à Forest Whitaker, je le trouve trop peu exploité. L’aspect sombre des repo men et leur côté assassin légitime auraient pu amener une facette plus intimiste à l’histoire surtout lors du revirement d’attitude du personnage de Rémy, le personnage de Jude Law.

 

 

 

Ce film pourrait parfaitement se calquer, à quelques détails près, sur le film de Steven Spielberg, Minority Report. La trame principale étant sensiblement la même, mais là où le film avec Tom Cruise offre un « happy end », celui de Repo Men offre une vision beaucoup plus pessimiste, voir plus réaliste. Et c’est d’ailleurs, bien là, l’un des seuls éléments de ce film qui lui sauve la mise, le reste étant d’une banalité commune.

 

 

 

Réalisation : Miguel Sapochnik _ Durée : 1h51 _ Année : 2010 _ Genre : Science-fiction Action _ E.U.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 08:56

Résumé

Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…

 

 

 

Avis

Il s’agit là du premier film Disney inspiré de l’univers Marvel, depuis que le Studio de Mickey a récupéré celui des Avengers. Pixar avait déjà réalisé pour le studio un film de super-héros, Les Indestructibles, en ciblant sur le côté sympathique et familial, mais aujourd’hui, le studio Disney s’axe davantage sur l’aspect jeune et fun d’un univers qu’il finit par redéfinir.

 

 

En effet, Les nouveaux héros, c’est avant tout une adaptation totalement libre d’un comics Marvel : Big Hero 6 (titre original du film d’animation). Ce comics, c’est un peu Avengers chez les Nippons. C’est la raison pour laquelle le film réalisé par Don Hall et Chris William offre une vision totalement imaginaire de la ville de San Francisco rebaptisée San Fransokyo (dans le comics, l’histoire se déroule à Tokyo) et que le décor planté se partage entre la ville américaine et la ville japonaise de manière très intelligente et agréable. L’animation regorge de fusion entre les styles de bandes dessinées émanant des deux pays.  On peut noter des clins d’œil à l’univers Marvel comme le style et la posture d’Iron Man de Baymax lorsqu’il est en costume rouge, ou encore le côté Labos Horizons (Spider-man) de l’université où bossent Takashi et ses camarades. On a même droit à un caméo de Stan Lee (Marvel Studio oblige).

 

 

Côté scénario, on a tous les ingrédients correspondant à l’univers Disney mais aussi à celui de Marvel : la mort d’un proche, un substitue, des personnages attachants et funs, un ennemi, une morale et un happy end. Et le tour est joué. Faut dire que côté sympathique, les designers ont su gérer l’apparence de Baymax, tout en rondeur et en simplicité, et d’un coup, on a le droit à un Ironman très puissant, sans pour autant lui enlever son côté adorable. Un véritable coup de maître pour un personnage qui révèle tout son potentiel au contact du jeune Hiro auquel peuvent s’identifier tous les jeunes garçons. Mais les autres personnages ne sont pas en restes. Etant dessinateur (amateur à ma grande tristesse), j’avoue que le design des personnages une fois costumés, tout comme Yokaï, ça « claque grave » !!

 

Quant à la réalisation,  Don Hall et Chris Williams nous offrent des plans et des combats hallucinant dignes des plus grands films d’action. Les « pouvoirs des héros » sont parfaitement maniés et mis en exergues. J’avoue avoir jubilé comme un gamin lorsque Yokaï s’est mis à attaquer en utilisant les microrobots à la manière d’un Docteur Octopus avec ses tentacules. Et ce n’est rien face aux combats finaux avec ce sublime plan large où Baymax, monté par Hiro, arrête son poing juste devant le masque de Yokaï. Magnifique.

 

 

 

 

Bon pourquoi m’étendre davantage, Les nouveaux héros, c’est beau, c’est top, c’est fun. Si t’es fan de Marvel, tu ne peux qu’aimer (comme moi). Si t’es fan de manga, tu ne peux qu’aimer (comme moi). Le tout sur un OST pop rock qui déchire tout. Avec des personnages trop « kawaï » et des jouets en perspective en veux-tu en voilà. Pour Disney, c’est banquable !!

Ils sont forts chez Disney ! ^-^

 

 

 

Réalisation : Don Hall, Chris Williams _ Durée : 1h42 _ Année : 2015 _ Genre : Animation, Action, Comédie _ E.U.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 17:03

 

 

Résumé

Trente années après la destruction de la seconde Étoile de la mort, Luke Skywalker, le dernier Jedi en vie, a disparu. Le Premier Ordre, né des ruines de l'Empire galactique, fouille la galaxie pour le retrouver, tout comme la Résistance, une force militaire défendant la Nouvelle République. À la tête de la Résistance se trouve la sœur jumelle de Luke, la générale Leia Organa.

Poe Dameron, le meilleur pilote de la Résistance, est envoyé sur la planète Jakku pour mettre la main sur une carte permettant de localiser Luke, cachée par un vieil homme, Lor San Tekka. Celui-ci lui remet la carte au moment où le village est attaqué par les troupes du Premier Ordre, menées par le Capitaine Phasma et Kylo Ren, un puissant guerrier qui utilise le côté Obscur de la Force. Avant de se faire capturer, Dameron dissimule la carte dans son droïde BB-8, qui s'échappe à travers les dunes de la planète désertique et tombe finalement sur une pilleuse d'épaves solitaire, Rey.

 

 

 

Avis

Après autant d’attente, je suis enfin allé voir le nouvel épisode de la saga Star Wars. Ce n’est pas que je sois un grand fan de la saga mais tout l’engouement qu’il y a eu autour de cette sortie et l’intérêt grandissant de mon fils pour cet univers ont contribué à l’excitation de voir cette suite.

Et pour tout dire, j’ai adoré !

Bien sûr, après l’excitation du moment dans la salle de ciné, et un peu de recul, il faut se l’avouer, ce film n’est pas si parfait. Mais cela n’enlève rien au fait que j’ai adoré. Sur ce point, je ne changerai pas d’avis.

 

 

 

Après le rachat de Lucasfilm par Disney, il était très clair que nous devions nous attendre à une exploitation de la saga Star Wars, le gros bébé de George Lucas. Le projet est confié à J.J. Abrams à qui l’on doit les deux excellents Star Trek. Le monsieur est crédité à la réalisation et au scénario. Le souhait de Disney, promesses faites aux fans, était de réaliser une suite dans la continuité de la saga tout en leur donnant ce qu’ils attendaient. La promesse a-t-elle été tenue ? Pas vraiment.

 

 

 

 

Le plus gros défaut qui revient sans cesse dans les critiques du film, et je partage cet avis, c’est que l’épisode VII nous ressert quasiment à l’identique l’épisode IV.

 

Le film se construit presque à l’identique. On rencontre une jeune personne sur une planète déserte qui va rencontrer un droïde porteur d’un message pour la Résistance. Ils vont trouver assistance auprès d’un « vagabond » de l’espace, affronter les forces de « l’Empire » (ici le Premier Ordre), rejoindre les Rebelles et détruire une (énième) Etoile de la Mort. J’avoue que la première partie du film est très enthousiasmante et fonctionne parfaitement bien. L’idée de faire d’un Stormtrooper un allié de la Force, en la présence de l’acteur John Boyega, dynamise l’histoire. Sa rencontre avec Rey, jeune pilleuse d’épaves qui ne vit que dans l’espoir de revoir sa famille, et surtout sa fuite à bord du Faucon Millénium, aidé de la jeune fille, reste les moments les plus forts et les plus beaux du film. Il est clair que les possibilités numériques d’aujourd’hui permettent, enfin, de révéler toute la beauté du « vieux tas de ferraille » comme l’appelle sans cesse Han Solo. Le pilotage de la jeune Rey dans les ruines d’un destroyer de l’Empire nous offre des prises de vue encore jamais vues dans Star Wars.

 

 

Il faut avouer que cet épisode VII regorge de magnifiques combats de vaisseaux que ce soit, lors de l’attaque du Premier Ordre sur Takodana et la riposte des Rebelles ou encore le tire de la base StarKiller. La réalisation maîtrisée de J.J. Abrams  et la qualité des effets numériques actuels permettent de révéler visuellement l’énorme potentiel qui dormait pendant les six autres épisodes. De plus, la vision du réalisateur renouvelle l’aspect distant et statique de la réalisation de George Lucas. En effet, J.J. Abrams se permet plus de plans rapprochés, d’incursions dans les échanges et les combats, amenuisant la distance entre les personnages  et les spectateurs. Disons simplement que les visions modernes en matière de réalisation permettent bien mieux d’apprécier les qualités que recèle l’univers né de l’imagination de George Lucas. Il en est de même pour  la profondeur des personnages. Je trouve que ce nouvel opus est bien plus proche, bien plus intimiste que les autres épisodes. Le personnage de Finn est l’un des mieux exploités à ce titre. Malheureusement, concernant Kylo Ren, je trouve justement que cet aspect ne creuse pas encore assez dans ces tourments. C’est pourquoi j’espère que l’épisode VIII approfondira pleinement la crise et la déchirure de son humanité face à la Force qui torturent le personnage en se penchant sur les évènements de son passé. Je pense qu’il s’agit là d’un point crucial et qui se doit d’être aussi intensément exploité que possible. Rey reste le personnage énigmatique du film. On ne sait que très peu de choses sur elle, à part qu’elle est très sensible à la Force, qu’elle est douée en mécanique et qu’elle pilote comme une championne. Pleine de charisme, il nous reste encore tout à découvrir sur elle. Quant à Han solo, c’est un véritable plaisir que de revoir Harrison Ford dans son costume de contrebandier, accompagné de son ami de toujours Chewbacca. Dès sa première apparition une forte nostalgie et joie s’emparent de vous, comme si vous n’aviez pas vu un vieil ami depuis longtemps. Et le plus incroyable est que le personnage renvoie la même chose à l’écran. Lui et son acolyte font clairement partis des points positifs de ce film, là où la « Princesse » Leia brille par son manque de charisme. Les retrouvailles entre Han Solo et la Générale manquent complètement d’émotions.

 

 

 

J.J. Abrams nous offre une première partie des plus enthousiastes. Entre nouveaux personnages, démonstrations visuelles et nostalgie de la toute première trilogie, le monsieur a parfaitement su maîtriser son sujet. Le passage sur la planète Takodana et le repaire de Maz Kanata nous renvoie, avec nostalgie, dans les bars mal famés de l’épisode IV. On y retrouve des personnages  familiers, réalisés à l’ancienne sans effets numériques, et l’atmosphère festive et désinvolte de la première trilogie. Bien sûr, concernant les méchants, il n’était pas évident de passer après Dark Vador, le plus charismatique des méchants du space-opéra. Et pourtant, le personnage de Kylo Ren, lors de sa première apparition, renvoie quelque chose d’intense et de menaçant. Il possède une forte présence à l’écran et son pouvoir semble conséquent. Malheureusement, il perd fortement en intensité et en crédibilité lorsqu’il retire son masque. On y découvre un jeune homme au visage puéril, plein de doutes et de tourments et dont les traits, ce qui, à mon sens, est capital, ne renvoie aucune terreur ni méchanceté. Bien sûr, le personnage est encore jeune. Et il serait préférable pour la nouvelle trilogie qu’il devienne bien plus sombre que Dark Vador dans les épisodes suivants (sachant que son apprentissage du côté Obscur n’en est qu’à ses débuts). Mais là où le film se plante complètement concernant le Premier Ordre, hormis le fait qu’on ne sache rien de sa véritable idéologie, ni pourquoi il est parvenu à récupérer les armées de Clones et de Stormtroopers lors de la chute de l’Empire à la fin de l’épisode VI, c’est dans l’utilisation d’un dirigeant suprême à l’image de l’Empereur Palpatine. Non seulement son apparition est laide (on pense aussitôt qu’il est gigantesque avant de se rendre compte qu’il s’agit d’un hologramme), mais en plus il est réalisé avec des SFX dignes du début des années 2000. Il semble tout droit sorti d’un jeu vidéo inspiré du personnage de Tolkien mis en images par Peter Jackson dans Le Seigneur des anneaux : Gollum. C’est l’une des grandes faiblesses du film qui démontre un manque réel de volonté novatrice de la part de Disney. Il en va de même pour la bataille finale qui renvoie directement à celle de l’épisode IV et VI. Encore une fois, les méchants construisent une Etoile de la Mort, ici nommée StarKiller, certes d’une dimension et beauté incomparable, mais le résultat reste le même. Les actions des Rebelles sont identiques, détruire le cœur de l’arme. La seule différence entre ce final et celui de la précédente trilogie se trouve dans la qualité du visuel et le déplacement de l’intrigue. Je m’explique. Dans l’épisode IV : Un nouvel espoir, l’intrigue se concentre sur Luke et l’affrontement  entre Dark Vador et Obi-Wan. Ici, l’intrigue se joue entre Han Solo et Ben Solo, premièrement, puis entre l’affrontement final entre Rey et Kylo Ren. Mais malgré ces quelques différences, très maigres différences, le renouvellement de l’histoire manque et il affaiblit promptement la crédibilité du film et, plus encore, l’entreprise de Disney vis-à-vis de la franchise Star Wars.

 

 

 

Cette seconde partie du film démontre clairement la volonté de Disney de surfer sur du produit sûr afin de rentabiliser concrètement ses acquisitions de biens (ici Lucasfilm). En effet, la Walt Disney Compagny joue à l’encontre des précédentes réalisations Star Wars. Elle nous offre un film nostalgique, ce qui cache en vérité un reboot de la saga de George Lucas. C’est une manière pour la firme de se réapproprier complètement l’univers de la saga en y imposant leurs propres bases tout en gardant un semblant (faux-semblant ?) de la trilogie d’origine. Car il est clair que la prélogie, commencée en 1999, qui racontait l’histoire d’Anakin Skywalker, et donc la naissance de Dark Vador, a totalement été mise aux oubliettes. Et la scène qui le prouve clairement est celle où la Star Killer (une nouvelle menace à l’image de Disney) détruit les planètes du Sénat, symbole de l’aspect politique de la prélogie. La nouvelle trilogie met au banc l’aspect politique de la saga pour ne s’intéresser qu’au combat du Bien contre le Mal (une dualité qui ressort de tous les films Disney). Une autre caractéristique qui démontre que Disney ne joue que sur des acquis, c’est le manque total de nouveauté en matière de vaisseaux et autres machines. Là où George Lucas s’efforçait à chaque épisode de créer des nouvelles machines et créatures, créant ainsi une extension dans l’imaginaire de la saga, Disney ne fait que rénover des décors et des costumes déjà existants.

 

 

 

Loin du conflit entre l’imaginaire de George Lucas,  l’attente des fans et le capitalisme de Disney qui vise un nouveau et plus large public, Star Wars épisode VII : Le réveil de la Force possède de véritables qualités qui en font un très bon épisode. Naturellement, le film joue sur la nostalgie de la première trilogie remise au goût du jour par des SFX, numériques et « plastiques » de bien meilleures qualités et une réalisation adéquate. Revoir tous ces personnages, tous ces vieux vaisseaux disparus de la prélogie et faire de Luke Skywalker une icône mystique, à l’image de Dark Vador, tout cela ne peut qu’être positif pour le film. Mais là où il perd en qualité, c’est dans le peu d’éléments que Disney tente de mettre en place comme les visages des nouveaux méchants ou la redondance de la même grande arme ultime. Mais faut avouer que la firme parvient tout de même à nous satisfaire grâce à des passages comme celui où Han Solo apparaît, traînant toujours des embrouilles derrière lui, où encore avec le passé alléchant qui lie Luke et Kylo Ren (chef des chevaliers de Ren, mais qu’est-ce donc ?).

 

 

 

 

Il est clair que cet épisode n’a pas fini de faire parler de lui. Surtout qu’il continue d’engendrer autant les polémiques que les milliards. Il faut espérer que la suite sera bien meilleure et surtout plus novatrice. On attend beaucoup du passé de Kylo Ren et de son devenir en tant que grand méchant Sith. On espère des moments forts entre Luke et Rey. Et on souhaite en apprendre plus sur  le mystère qui plane autour de Snoke et de son ordre.

 

 

 

 

 

 

Réalisation : J.J. Abrams _ Durée : 2h15 _ Année : 2015 _ Genre : Science-fiction, Aventures _ Américain.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 11:56

 

Résumé

L’histoire débute en 1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, Ingeras, soient arrachés à leur famille pour venir grossir les rangs de l’armée turque, le prince doit faire un choix : abandonner son fils au sultan, comme son père l’a fait avant lui, ou faire appel à une créature obscure pour combattre les Turcs et par là même assujettir son âme à la servitude éternelle. Vlad se rend au pic de la Dent Brisée où il rencontre un abject démon et conclut un accord faustien avec lui : il acquerra la force de 100 hommes, la rapidité d’une étoile filante et les pouvoirs nécessaires pour anéantir ses ennemis, en l’échange de quoi, il sera accablé d’une insatiable soif de sang humain. S’il parvient à y résister pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même, et sera à même de continuer à protéger et gouverner son peuple, mais s’il cède à la tentation, il entrera dans le monde des ténèbres pour le restant de ses jours, condamné à se nourrir de sang humain et à perdre et détruire tout ceux qui lui sont chers.

 

 

 

Avis

Un énième film sur la vie de Dracula, ça peut faire peur quand on repense à certaines réalisations (Dracula 2000). Chacun gardant à l’esprit la version de Coppola comme un modèle à suivre, Dracula Untold démontre que l’on peut réécrire le mythe du plus célèbre des vampires de manière très moderne et très spectaculaire.

 

 

L’idée de replacer l’histoire aux origines du personnage, c’est-à-dire durant les invasions ottomanes, donne beaucoup plus d’intérêt au film car elle permet d’exploiter des aspects inconnus du personnage. Cela ouvre, aussi, sur des batailles titanesques boostées de SFX de qualités servis par une photographie sombre et nuancée sur un panel de gris très fantastique rappelant tous les meilleurs aspects du cinéma de vampires de ces dernières décennies.  Le fait de ne donner que trois jours au personnage de Vlad Tepes pour utiliser les pouvoirs du vampire avant de sombre dans les Ténèbres ou de revenir vers la Lumière offre à la réalisation une limite de temps qui amène à un condensé d’action. Il est clairement défini que le moindre répit pour les personnages pouvait devenir mortel, ajouté à cela le fait que le Roi de Transylvanie ne peut se battre au soleil, l’action réelle ne pouvaient donc qu’avoir lieu la nuit. Cela évite les remplissages inutiles et mène le récit à l’essentiel. Malgré tout, il est fort regrettable d’avoir évacué aussi vite le passé sanglant  qui vaudra au jeune Prince Vlad le surnom d’Empaleur. Là où le film manque aussi de profondeur, c’est dans la constitution de l’entourage du Roi de Transylvanie. Beaucoup de personnages semblent assez proches de lui et aucun n’est réellement exploité, même lors du sauvetage de la Reine et du Prince dans la forêt. Mais là où le scénario joue d’intelligence et d’efficacité, à mon humble avis, c’est dans le fait que même devenu le Démon qu’il ne voulait pas être, Dracula reste fidèle à ses sentiments humains, là où d’autres se transforment en véritables charognards. Ainsi la fin prend un aspect surprenant et loin d’être désagréable.

 

 

Concernant le casting, je le trouve adéquat. Luke Evans rentre parfaitement dans la peau de ce Roi torturé par son passé. Et sa métamorphose en monstre de la nuit est magnifique. Il interprète à merveille le vampire affrontant ses démons tout en acceptant pour autant sa face sombre. Sarah Gadon est ravissante et saisissante en Reine aimante et compréhensive. Je trouve malheureusement que son personnage n’a pas assez d’importance dans le film alors que c’est elle qui amène Vlad l’empaleur à franchir le pas vers son inhumanité. Mais il semblerait que son rôle le devienne si une  suite est mise en chantier, ce que semblerait annoncer l’épilogue du film (il semblerait aussi qu’Universal veuille mettre en chantier une franchise de films de monstres à la manière des Studios Marvel, et Dracula Untold en serait le premier opus ; à voir). Concernant la réalisation, pour son premier film, Gary Shore s’en sort véritablement bien. Les plans sont adéquats et la construction ne souffre pas d’incompréhension. Les combats, surtout en « mode » chauve-souris, sont habilement mis en images. Ils offrent une vision nouvelle concernant les combats de vampires en exploitant davantage l’aspect « pouvoirs » et fantastique du monstre mythique. Et si une suite est réellement prévue, il serait certainement plus judicieux de lui offrir les rennes pour obtenir une cohérence certaine.

 

 

Pour faire simple, Dracula Untold est un excellent film qui redynamise le culte du vampire le plus célèbre du cinéma avec un retour aux sources et une modernité dans l’image qui fait toute sa force. Malgré quelques manques dans le scénario concernant le passer du Roi Vlad Tepes, l’histoire est parfaitement construite et cohérente. On attend donc impatiemment qu’Universal Studio donne le feu vert pour la réalisation d’un deuxième opus qui cette fois se passerait à notre époque.

 

 

 

 

Réalisation : Gary Shore _ Durée : 1h32 _ Année : 2014 _ Genre : Fantastique _ E.U.

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 17:54

 

Avis

Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être …

 

 

 

Résumé

Pour moi, ce film fait partie des plus aboutis des films Marvel. Bien sûr, beaucoup le critique dans la simplicité de son scénario ou encore dans ses personnages badasses. Mais quoi ?! C’est pas ça Les Gardiens de la Galaxie ? Une bande de héros improbables, aussi imprévisibles qu’incroyables ?!!

 

 

Ce film nous offre un casting parfait : Groot est hilarant et attachant, Rocket est criant de réalisme, Zoe Saldana et Karen Gillan sont incroyables dans leur rôle de  « filles » de Thanos, Dave Bautista est parfait en Drax et Chris Pratt est super en Peter Quill. On voit enfin Thanos dans toute sa magnificence, quant à Ronan l’accusateur, il est l’image même du méchant mégalomane. Tout ce petit monde s’anime sur un score explosif digne des meilleurs space-opéra. Mais là où le film trouve sa subtilité, c’est dans sa bande-son particulière qui reprend des chansons de la fin des années 70, début 80; une musique que Peter Quill considère comme un héritage de sa mère décédée au début du film. Et c’est avec tous ces éléments et bien plus (car il y a encore bien plus de personnages, de décors etc… dans ce film) que James Gunn, le réalisateur, parvient à créer une alchimie parfaite. Le film ne cesse de nous balancer du drame au comique, du fun  au sérieux, du calme à la guerre sans jamais perdre son rythme, avec une légèreté et un savoir-faire qu’on ne peut que saluer. Le film fait des clins d’œil au cinéma de science-fiction avec ses magnifiques guerres spatiales, L’accusateur et son regard de Sith, ses décors rétro-futuristes tout en alimentant à chaque instant l’univers propre au Marvel cosmique (l’orbe, les Célestes, la prison Kyln, Les Nova…). Ce qui pour les non-initiés peut parfaitement devenir un handicap pour apprécier pleinement le film. Mais comment bouder une telle réussite, surtout qu’il s’agit du premier film cosmique de l’univers Marvel, c’est-à-dire une pierre angulaire du Marvel Cinematic Universe que le studio met en place depuis le premier Iron Man.

 

 

 

Pour moi, ce film représente plus que la réussite parfaite d’un comics transposé au grand écran, c’est tout un univers en devenir. Le film parvient à conserver l’ambiance qui émanait des comics tout en apportant sa propre respiration cinématographique. Un aspect qui devient de plus en plus fréquent depuis le début de la phase 2. Pour notre plus grand plaisir.

 

 

 

 

Réalisation : James Gunn _ Durée : 2h00 _ Année : 2014 _ Genre : SF, Super-Héros _ EU

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 18:45

Résumé

A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

 

 

 

Avis

Dernier film en date du réalisateur David Fincher, Gone Girl, thriller terrifiant et machiavélique qui ne vous  laissera pas indemne  jusqu’à la dernière image.

 

 

Ce film a vraiment de quoi surprendre. En voyant la bande-annonce, on s’imagine voir une banale  enquête policière sur fond de thriller. Mais rien ne laisse présager la tournure incroyable que vont prendre les évènements de ce film. En effet, le scénario nous embarque dans une véritable chasse à l’indice où toutes les apparences sont trompeuses.  Le film prend clairement son temps pour approfondir la psyché de ces personnages. On y aborde de nombreux thèmes comme celui de la manipulation de masse via les médias. En effet, le personnage principal joué par Ben Affleck, à 100% dans son rôle, est totalement pris en grippe par les médias qui parviennent à transformer son image auprès des masses. Démontrant ainsi que l’image et l’information sont des armes redoutables.  C’est d’ailleurs cette  arme qu’il va utiliser à son tour à son avantage pour laver un peu son image de mari meurtrier et tenter de confronter la vérité.  Mais le personnage le plus surprenant reste tout de même celui d’Amy Dunne, joué par Rosamund Pike,  totalement méconnaissable et purement diabolique. Elle est vraiment prête à tout pour faire payer son mari ; et cela, même après sa mort.

 

La réalisation est tellement maîtrisée qu’on se sent pris par les « tripes » au point de se sentir révolté, en colère et qu’on a envie de réagir face à ce qui arrive au mari. Mais jamais à aucun moment, le scénario ne laisse filtrer un élément qui risque de tout dévoiler. Même après un léger essoufflement, l’histoire parvient à se renouveler intelligemment. 

 

 

 

David Fincher signe là le plus fort des thrillers servi par un casting d’exception et dont on devient les témoins impuissants face à un être qui n’aura reculé devant rien pour tout contrôler et parvenir à ses fins. J’en suis encore tout retourné.

 

 

 

 

 

Réalisation : David Fincher _ Durée : 2h29 _ Année : 2014 _ Genre : Thriller _ E.U.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 16:21

 

Résumé

Yusuke Urameshi, quatorze ans, est le parfait voyou : bagarreur et rebelle. Pourtant, un jour, il meurt en sauvant un petit garçon d'un accident, mais cet enfant aurait survécu miraculeusement même si Yusuke n'était pas intervenu. Non prévu par les instances du royaume des morts, son sacrifice pose problème. C'est pourquoi on lui propose de revenir à la vie, après avoir réussi à prouver qu'il en est digne. Il devient alors détective du monde des esprits sans le savoir, et est doté de pouvoirs qui l'aideront dans ses différentes tâches, aussi bien dans le monde des humains que dans celui des esprits.

 

 

Avis

Yuyu Hakusho, c’est avant tout le premier manga à succès du mangaka Yoshihiro Togashi qui signait là son premier long manga (19 volumes).

 

Pour moi, Yuyu Hakusho est une série incontournable dans le genre shônen. Mélange très explicite de Dragon Ball Z et Saint Seiya, Togashi use d’une plume très  classique avant de libérer son style graphique (fini/inachevé). Il en va de même pour la narration qui,  après le volume 6, prend un ton de plus en plus singulier. C’est pour cette raison que l’univers du  manga change du tout au tout vers la fin, prenant une intonation plus mature, ce détournant presque complètement des combats pour s’intéresser davantage aux sentiments et au devenir des personnages.

 

Etant une série à succès, il est donc logique qu’elle se soit vu attribuer une adaptation en animé. Le Studio Pierrot fut chargé de la réalisation et ainsi, 112 épisodes et deux films virent le jour. Comme dans toutes adaptations, beaucoup de différences existent donc entre le manga et l’animé, et Yuyu Hakusho n’est pas une exception.

 

 

 

La plus grosse différence entre les deux se trouve dans le début de l’histoire, à la mort de Yusuke. Là où le manga se penche sur l’errance de Yusuke à l’état de fantôme en lui faisant vivre des aventures paranormales, l’animé préfère zapper la quasi-totalité de cette période. Seuls les passages mettant en scène Kuwabara et le corps « dormant » de Yusuke sont conservés.  L’animé passe directement à l’action avec le premier arc narratif en tant que « Détective des Ténèbres » durant lequel il rencontre Kurama et Hieï. Autre différence, l’humour est beaucoup moins marqué que dans le manga où Togashi jouait avec le design de ces personnages, parfois au détriment de la qualité graphique. Dans la version TV, même les monstres secondaires (dont le design était souvent ridicule dans le manga) se retrouvent retravaillés afin d’avoir un aspect plus effrayant et plus menaçant. Cet animé est parcouru par de nombreuses autres différences comme dans le design des personnages (les tenues de combat de Sensui obtenues grâce au Seikoki sont améliorées) ou encore comme la disparition ou l’ajout de personnages. En effet, un personnage important manque à l’appel durant tout l’animé, (personnage aussi présent que Keiko ou Shizuru dans le manga), je veux bien sûr parler de la mère de Yusuke. Personnage très fort et très alcoolisée (elle est même présente lors de l’Ankoku Bujutsu), elle disparaît pour laisser sa place à l’acolyte de Koemma, un démon du Royaume des Ténèbres. Enma Jr et lui sont le duo comique servant à atténuer les tensions de la série. Et je dois dire que le duo fonctionne bien (et il est surtout beaucoup moins « trash » que la mère de Yusuke).

 

 

 

Il s’agissait là de petits écarts mineurs car la deuxième grande différence entre l’animé et le manga se trouve à la fin de la série, après l’arc concernant Sensui.  Yusuke retourne donc dans les Ténèbres pour rencontrer son père. Il s’ensuit un tournoi qui décidera du futur « dirigeant » de ces terres inhospitalières. Dans cette partie, Togashi ne s’intéresse déjà plus aux combats que peuvent mener ses personnages. Il a conclu leur histoire respective en retraçant une partie de leur passé après qu’ils aient décidé de leur alliance avec les grandes puissances des Ténèbres. Pour le mangaka, la série se clôture bientôt. Et après l’annonce du gagnant du tournoi qui se fait lors d’une simple discussion entre Kurama et Kuwabara, il s’intéresse à la vie de Yusuke une fois revenu sur Terre (il devient une sorte de Détective concerné par le paranormal) et sur l’effondrement du Royaume après un coup d’Etat d’un groupuscule terroriste spécial issu du Royaume. La crédibilité du Grand Enma Daimaô est même remise en cause, ainsi que l’intégrité de son Royaume. On apprend  alors que les Ténèbres sont reliées sans entrave à la Terre, d’où la nécessité de régler certaines affaires dites « paranormales » par les humains qui ne connaissent rien sur l’existence de ces mondes. Le manga se conclut à la mort de Genkaï et de son lègue envers Yusuke et ses amis. Dans l’animé, il en est tout autrement. Nous assistons au tournoi quasiment jusqu’à la fin, ou du moins, jusqu’à la fin des  combats concernant Yusuke et ses amis. Tous ces combats sont exploités de manière exemplaire et sans abus. Cela amène enfin un aboutissement réel et visuel quant à la quête de chacun. Puis après l’annonce du vainqueur du tournoi, Genkaï, qui, ici, est toujours vivante, annonce son lègue au groupe d’amis. Etrangement, Yusuke n’est pas présent. Il n’apparaît qu’à la toute fin, marquant son grand retour auprès de Keiko, son amour de toujours. Car c’est bien sur ce dernier point que l’animé veut s’accentuer. La relation amoureuse entre les deux personnages se clarifie et nous offre le tableau final sur fond de soleil couchant.

 

 

Les deux versions sont parfaitement complémentaires. Il n’y a donc pas à choisir entre l’une ou l’autre. Elles apportent leur lot de satisfactions.

 

 

 

 

 

Concernant l’animation propre à l’animé, elle est dans l’ensemble très correcte. On sent une grande progression au fur et à mesure des épisodes, tout comme ce fut le cas pour le travail de Togashi. C’est pourquoi les deux derniers arcs possèdent une grande qualité dans l’animation comme dans le character designer.  Cette qualité, on la retrouve dans la chorégraphie et la réalisation des combats. Ces derniers sont tout simplement d’une efficacité impressionnante. Je n’avais pas vu de tels combats au corps-à-corps, réalisés avec une vitesse d’action aussi vive que lisible, depuis Dragon Ball (je parle de la série animée, donc la première série, pas celle de Dragon Ball Z). Et malgré certains combats un peu trop kitch (je pense lors du premier Ensatsu Kokuryuha de hieï) d’autres sont majestueux comme celui entre Yusuke et le Doctor. Le score est vif et entraînant. Il accompagne parfaitement et habilement l’ensemble de la série (même si j’ai une légère réticence vis-à-vis de l’opening et de l’ending).

 

 

 

En clair, Yuyu Hakusho est, à la fois, un manga et une série animée à ne rater sous aucun prétexte. Il fait partie de l’Histoire du Shonen et en est une pierre angulaire. Un must dans sa catégorie.

 

 

 

Studio : Studio Pierrot _ Réalisateur : Noriyuki Abe _ Durée : 112x25 min _ Année : 1992-1995 _ Genre : Action, Fantastique _ Japonais

 

 

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:00

 

Résumé

Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…

Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive.

Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe.

 

 

 

Avis

Après avoir réalisé le premier reboot/suite StarTrek, J.J. Abrams réalise cette suite toute aussi incroyable et grandiose. Le genre Science-fictionnelle vient encore de s’élever d’un cran.

 

Comme je l’avais déjà précisé lors de l’article sur Star Trek, je ne suis pas du tout un fan de la série d’origine, tout simplement parce que j’étais gamin à l’époque. Je n’ai que de vagues souvenirs de certains passages. Mais cela ne m’a  pas empêché de savourer le premier opus réalisé par J.J. Abrams. Et c’est avec une grande joie que j’ai regardé cette suite tout simplement incroyable et grandiose.

 

 

Sans faire l’amalgame des clins d’œil faits aux fans de la série d’origine, tout simplement parce que j’en suis incapable, je vais décrire mon ressenti sur le film lui-même.

Pour commencer, et c’était déjà le cas lors du premier opus, le scénario est  sacrément bien construit. Le fils conducteur est clair et sans fioriture. L’histoire va à l’essentiel. L’importance et la profondeur des personnages suffisent à lui donner sa consistance. Les scènes d’action sont savamment dosées et servent pleinement l’intrigue. J.J. Abrams ne cherchent pas à faire dans le démonstratif ou à en mettre plein la vue.  Et même si beaucoup s’évertuent à critiquer son utilisation excessive de « lens flare », moi, cela ne m’a pas du tout gêné. La tension monte à de nombreuses reprises, trouvant toujours un relâchement afin que le spectateur reprenne son souffle, avec toujours, de manière omniprésent, un humour adéquat. Quant au final, il est tout simplement à couper le souffle. Une scène incroyable qui nous renvoie au twist qui conclut l’introduction de Star Wars épisode III : La revanche des Sith (le crash du vaisseau du Comte Dooku sur la cité de Coruscant), mais qui n’a vraiment rien à lui envier tellement celle-ci est de meilleure.

 

 

La réalisation est donc parfaitement maîtrisée, voire même léchée, pour ne pas dire académique. En effet, J.J. Abrams réalise le film avec une totale simplicité et une pleine efficacité sans débordement de quelque genre que ce soit. Il semble même presque atteindre une certaine perfection dans sa réalisation qui, pour autant, n’entrave rien au résultat. Car dans certains cas, un style trop « académique » peut engendrer une perdition de l’âme d’un film, de son histoire. Mais là au contraire, le style de J.J. Abrams renforce le potentiel déjà exposé et sous-jacent de l’univers Star Trek. Il suffitde regarder la scène de plongeon du Capitaine Kirk et de Khan, d’un vaisseau à l’autre, à travers une pluie de débris ; ou encore l’efficacité de la scène d’ouverture où se mêle humour, bravoure et spectaculaire dans laquelle Spock tente de faire exploser un volcan qui menace de détruire une planète abritant une civilisation indigène naissante. Et là, il ne s’agit que de quelques exemples parmi d’autres. Le réalisateur fait preuve d’un savoir-faire indéniable qui, on l’espère, donnera justice à l’univers de Star Wars (ce qui semble être le cas à la lecture des premières critiques).

 

 

Pour en revenir à Star Trek into Darkness, le film s’offre un casting des plus parfaits ; la grande majorité étant déjà présente dans le premier opus. Chris Pine, Zachary Quinto, Zoe Saldana, Karl Urban, John Cho et Simon Pegg, à qui viennent s’ajouter Alice Eve et Anton Yelchin, donnent à l’équipage de l’Enterprise un visage intense, jeune et plein de force ; un équipage qui doit affronter un ennemi redoutable en la personne de Benedict Cumberbatch, indiscutablement l’un des méchant les plus forts et charismatiques du cinéma. L’acteur possède une telle densité dans son regard que, ce simple aspect de sa personne suffit à imposer une atmosphère de terreur et de défiance à son encontre. Pourtant, il renvoie aussi, à l’opposé du sentiment d’inquiétude qui émane de lui, une certaine aura de mystère et de compassion. Personnage complexe et torturé, à la fois calme et stoïque, à la force surprenante et à l’intelligence supérieure, Khan domine l’entièreté du film ce qui en fait, au final, le personnage principal.

 

 

 

Star Trek into Darkness est bien plus qu’une simple suite. Il est un film de SF à part entière, d’une qualité indiscutable, ce qui en fait, bien entendu, une grande référence dans le genre.

 

 

 

 

Réalisation : J.J. Abrams _ Durée : 2h10 _ Année  2013 _  Genre : Science-fiction, Aventures, Space-opéra, Action _ Américain.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 16:56

 

Résumé

La Guerre des Clones fait rage. Une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi. Anakin Skywalker, jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d'un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious et devient Dark Vador.

Les Seigneurs Sith s'unissent alors pour préparer leur revanche, qui commence par l'extermination des Jedi. Seuls rescapés du massacre, Yoda et Obi Wan se lancent à la poursuite des Sith. La traque se conclut par un spectaculaire combat au sabre entre Anakin et Obi Wan, qui décidera du sort de la galaxie.

 

 

 

Avis

Troisième film de la préquelle Star Wars et dernière réalisation de la saga, La revanche des Sith se devait d’être le meilleur épisode. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est celui où l’on voit naître Dark Vador.

 

Contrairement à l’ensemble des films de la saga, celui-ci commence sur les chapeaux de roues. En effet, depuis le début de cette saga, jamais on n’a vraiment eu une bataille spatiale digne de ce nom. Concernant la première trilogie, il est vrai que ce n’était pas forcément évident à réaliser. Mais lors de l’arrivée des effets numériques, la prélogie se devait de nous offrir ce spectacle car, après tout, le titre n’est-il pas « La guerre des étoiles » ? Et enfin, nous l’avons eu. Et quelle entrée en matière, cette introduction est totalement sublime car on suit les deux interceptors  Jedi survolant un Destroyer avant de plonger dans une bataille où lasers et explosions nous éclaboussent les yeux. Cette scène est certainement l’une des meilleures de toute la saga à la fois pour son visuel, mais aussi pour sa réalisation dynamique et rythmée, des aspects qui faisaient défauts aux autres films. Mais l’introduction ne s’arrête pas là dans le spectaculaire. Car après des aventures et des combats de bien plus grande qualité à l’intérieur du vaisseau du Comte Dooku (notamment le combat de R2D2 contre les Droïdes B2, avec une prise de vue de R2D2 des plus alléchantes), le scénario nous offre la chute de ce vaisseau sur la ville de Coruscant. Certes, ce crash n’est pas aussi impressionnant que celui vu dans Star Trek Into Darkness, mais il produit tout de même son petit effet.

 

Par la suite, la relation entre Anakin et le chancelier Palpatine est mise en avant, amenant habilement les tourments qui conduiront  Anakin à embrasser le côté obscur de la Force. En effet, le jeune Jedi se retrouve pris entre deux feux. Les Jedi se méfient du chancelier qui  tente de les discréditer aux yeux du garçon. Ajouter à cela les cauchemars sur la mort prémonitoire de Padmé, Anakin se perd et s’isole de plus en plus, ne semblant trouver que du soutien chez Palpatine. On suit en parallèle Obi-Wan sur la trace de Grievous sur la planète Utapau. Cette planète va nous offrir son lot de combats et de créatures. Et pour une fois, Obi-Wan va vraiment être mis en valeur, ce dernier affrontant enfin sérieusement Grievous dans un impeccable duel aux lasers. Puis, arrive un des moments clés de la saga. Palpatine se dévoile face à Anakin comme étant un Seigneur Sith. Il lui propose un pouvoir qui lui permettra d’empêcher ses rêves prémonitoires de se réaliser. Anakin, perturbé, préviendra le conseil Jedi de la véritable identité du chancelier. On assiste alors à une intense scène de combat entre le Jedi Windu (Samuel L. Jackson) et le chancelier, qui dévoré par son pouvoir, nous apparaît alors tel que nous l’avons toujours connu dans la première trilogie. Ce combat à sens unique est une très belle ouverture sur le changement  de camp du jeune Anakin qui finit par accepter le côté obscur et devient le disciple de Dark Sidious sous son nom de Sith : DARK VADOR.

 

 

Avec cette première partie de l’épisode III, George Lucas est parvenu à offrir un spectacle des plus intenses. Les intrigues sont nombreuses et l’action est à la fois visuelle et surprenante.  Tout ce qui faisait défaut aux autres films se retrouve ici de manière foudroyante et habilement distribuée. Le film se dirige clairement vers un aspect plus sombre qui ne fait que grandir au fur et à mesure que le personnage d’Anakin se perd dans ses sentiments. C’est pourquoi, la première scène montrant le nouveau Sith nommé Dark Vador est une image forte (la montée des manches du temple Jedi, le visage tapis dans l’ombre de sa capuche, avec derrière lui une armée de Clones) qui annonce la puissance du futur Empire. Et quelle plus belle façon de montrer son revirement total au sujet de la Force que de le pousser à tuer tous les Padawans. Ainsi commence l’hécatombe des Jedi, sans dialogues, sur un score aussi désespérant que mythique.

 

 

Le film atteint son paroxysme sur la planète Mustafar. Anakin s’y rend pour éliminer les séparatistes dont son maître n’a plus besoin. Ce passage reste très fort, car on sent qu’à chaque coup de sabre, à chaque mort, Anakin perd de son humanité dans un cri de souffrance jusqu’à devenir complètement un Sith. D’ailleurs la dernière image de la scène en témoigne, et elle est tout simplement l’un des plus beaux visuels du film, lorsqu’il se retourne, le visage sous sa capuche ne laissant percevoir qu’un œil dont l’iris est devenu jaune, caractéristique des Sith. Mustafar est aussi le théâtre de l'ultime combat du film. Le plus important de toute la saga : le duel tant attendu entre Obi-Wan et Anakin/Dark Vador. Il est tout simplement le plus intense, le plus nerveux et le plus long duel au laser de la saga Star Wars. Ce qui est tout à fait normal car on assiste là à un combat aux dimensions et à la symbolique multiples. C’est à la fois un combat entre Maître et disciple, un combat entre frères mais aussi un combat opposant le Bien au Mal. Et ce duel se solde par ce passage aussi violent que puissant lorsqu’Obi-Wan coupe les jambes Anakin/Dark Vador en pleine pirouette. L’instant dramatique se mêle alors à la violence des sentiments des personnages lors de quelques plans mémorables et cultes : celui où Obi-Wan pleure son ami irrécupérable et dont la mort est proche, et celui d’Anakin/Dark Vador, rampant et se consumant, brûlé par la lave, crachant sa rage et sa haine avec un visage d’où se dégage une violence inouïe. Ce passage est pour moi, le plus expressif et le plus marquant de toute la saga. Il résume parfaitement la transition entre les deux trilogies et marque le début de l’horreur et la fin des jours heureux.

 

Mais ce film réserve encore son lot de passage culte car l’histoire de cet épisode doit faire transition avec l’épisode IV, premier film de la première trilogie. Après avoir été sauvé par son Maître dans un état lamentable, Anakin se voit reconstruit. La mise en parallèle de la scène d’accouchement pour Padmé et la « réparation » de Dark Vador renvoie à la symbolique de la Mort et de la Renaissance car c’est un tout nouveau départ pour la saga et ses personnages. Instant intensifié par le premier souffle de Dark Vador une fois le casque fixé, une première respiration à la manière d’un cri de naissance. Le personnage le plus populaire du space-opera vient de naître sous nos yeux. Quelques secondes d’un plan fixe, et deux sons ont suffi à rendre cette scène incommensurablement culte.

 

 

Star Wars épisode III : La revanche des Sith est tout simplement ce que dans son absolu la saga Star Wars se devait d’être. Ce film, contrairement aux autres, est parfaitement complet. Chaque intrigue est habilement menée et chaque scène de combats est subtilement chorégraphiée. Les plans sont plus beaux les uns que les autres et malgré toutes ces prouesses incroyables contenues dans un seul film, certains, tellement intenses et jouissifs parviennent encore à sortir du lot.

 

Pour une première fois, je félicite vraiment George Lucas pour sa réalisation et son scénario car c’est bien la première fois qu’il explore pleinement le véritable potentiel de l’univers dont il est le créateur. Ce film restera indiscutablement le meilleur de la saga. Et surtout, j’espère qu’il servira d’exemple et de but à atteindre (voir à dépasser) pour tous ces autres épisodes mis en chantier par Disney et LucasFilms, à commencer par celui qui sort aujourd'hui même Star Wars épisode VII : Le réveil de la Force !

 

 

 

Réalisation : George Lucas _ Durée : 2h20 _ Année : 2005 _ Genre : SF, Action, Aventures, Drame _ Américain

 

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