Lundi 18 juillet 2011
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22:40
Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l’aîné tombe dans un coma inexpliqué. Étrangement, une succession
de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle alors que l’âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations
sont l’oeuvre de forces maléfiques voulant s’emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s’aventurer dans l’au-delà ...
Encore une fois, James Wan fait une démonstration de son talent, pas toujours reconnu, en réalisant ce film Insidious, un
film d'épouvante parfaitement effrayant.
Dans la lignée de Dead Silence par sa photo colorée (le bleu en puissance) et saturée, on reconnaît la patte du maître par
l'apparition de marionnette (chez le Démon), par le dessin à la craie du masque de Saw sur le tableau de la classe du père.
Nombreux sont les éléments de ce genre qui peuplent le film comme une signature d'artiste ou une marque de fabrique.
La réalisation, quant à elle, est léchée. Chaque plan est pensé de manière à en amener un autre tout en exploitant au maximum l'atmosphère qui doit se dégager de la scène. Il en résulte des
scènes d'effroies lorsque la mère se fait agresser par des revenants, ou quand la grand mère parcours la maison en rêve avant d'être confrontée au démon. Pas de fioriture, tout est là pour servir
l'intérêt de l'histoire qui se montre aussi effrayante qu'on l'espérait. De plus, le film prend un virage surprenant dans une deuxième partie forte intéressante, même si quelque peu
bâclée.
Dès le début, James Wan nous entraîne dans un film de maison hantée classique avec apparitions et meubles déplacés aux yeux d'une seule personne, ici la mère. Mais ingénieusement, le coma
du garçon et les visions du père préparaient déjà une deuxième partie renouvelant l'intrigue du film. Plus fort encore, James Wan se permet de changer de protagoniste, délaissant la mère, il
s'attaque au don du père. Très absent du début, car voulant fuir les problèmes, il restait cloîtré dans sa classe d'enseignant. Il devient alors l'élément salvateur de cette fin. Plus loin
encore, il devient l'aboutissement de l'histoire, refoulant le coma du fils au second plan. Un pari risqué mais qui est parfaitement amené par une spécialiste en paranormal. Et là encore une
fois, laissant derrière le cliché de la maison hanté et de l'esprit maléfique à chasser, Wan nous entraîne dans les voyages astraux (thème peu enclin à être utilisé dans ce genre de film).
Il nous dévoile un univers au allure de scène de théâtre à nous glacer le sang, plongés dans un noir profond, rien n'est à notre disposition pour ne pas sombrer dans l'épouvante.
Le seul point faible et grand reproche que l'on pourrait faire au film réside dans son absence de fin spectaculaire avec le démon. Relégué au rang de simple menace (fantôme ?), on attendait
un peu plus pour une créature qui veut s'approprier le corps d'un enfant. L'enfant lui échappe voilà tout. Trop facile et trop léger à mon goût. Par contre l'aspect concernant le père est le plus
effroyable. Et c'est là la vrai fin du film. Terrifiant.
Réalisateur : James Wan
Durée : 1h 42
Année : 2010
Origine : E.U.
Genres : Horreur, Epouvante
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