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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 15:53

 

Résumé

Le scientifique Bruce Banner cherche désespérément un antidote aux radiations gamma qui ont créé Hulk. Il vit dans l'ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross et parcourt la planète à la recherche d'un remède.

La force destructrice de Hulk attire le Général Thunderbolt Ross et son bras droit Blonsky qui rêvent de l'utiliser à des fins militaires. Ils tentent de développer un sérum pour créer des soldats surpuissants.

De retour aux Etats-Unis, Bruce Banner se découvre un nouvel ennemi. Après avoir essayé le sérum expérimental, Blonsky est devenu L'Abomination, un monstre incontrôlable dont la force pure est même supérieure à celle de Hulk. Devenu fou, il s'est transformé en plein coeur de New York.

Pour sauver la ville de la destruction totale, Bruce Banner va devoir faire appel au monstre qui sommeille en lui...

 

 

 

Avis

Après l’invasion des salles obscures par les Héros de l’écurie Marvel, je tenais à revenir sur ce film de Louis Letterier. Deuxième film sur le personnage de Hulk, la mascotte verte de chez Marvel, cet Incroyable Hulk dépasse part bien des points la version d’Ang Lee.

 

 

 

Je ne sais pas si un jour j’écrirai un article sur le Hulk version Ang Lee (2003), mais pour l’heure, je me contenterai de détailler quelques éléments afin de comparer avec celui de 2008 du français Louis Leterrier.

 

Il est vrai que la version Ang Lee possède un scénario bien plus basé sur la psychologie du personnage de Bruce Banner. Et c’est certainement une des raisons qui fait que ce film possède un bon nombre de fans. De plus, beaucoup trouve qu’Eric Bana s’en sort plutôt pas mal en Bruce Banner. Pour ma part, j’approuve ce choix d’acteur, du moins pour ce film seulement, car il correspond dans sa physionomie à l’état d’esprit du personnage dans cette période de sa vie. En effet, le Dr Banner (la version renvoyée par cet acteur) correspond parfaitement au personnage que l’on retrouve dans les comics de Hulk à ses débuts. On est  face à un savant qui subit les résultats désastreux de ses expériences sur son propre corps ; et cet aspect, le film de 2003 le dépeint subtilement en nous plongeant dans les conflits que Bruce entretenait avec son père. Le film de 2008 est bien loin de tout cela. Et je pense qu’il y a une raison simple à cela, c’est que ce point de vue ayant déjà été exploité, il était inutile de le représenter à nouveau au public. Le film de Leterrier définit clairement sa ligne de mire ; il s’agit là d’un film d’action. Que ce soit le personnage de Banner, ou son alter ego vert Hulk, tous les deux sont pris en chasse par le général Ross. Le réalisateur français pense le film comme une confrontation directe des trois personnages là où la version d’Ang Lee montrait un Hulk fuyant, pourchassé et sur la défensive. La preuve en est le twist final titanesque de L’incroyable Hulk où ce dernier affronte, en pleine ville, L’abomination, dans un des combats les plus grandioses qu’il soit. La version de 2003 est représentative du combat de l’homme face à son père, l’image de Hulk n’étant que l’outil lui servant à affronter l’image paternelle ; les personnages se retrouvant sur un pied d’égalité dans le sens où ils sont devenus tous les deux des monstres. Dans celui de 2008, l’évolution de Banner se trouve seulement dans le contrôle qu’il tente de prendre sur ses émotions et ses transformations. Il n’est plus qu’un vagabond qui tente de se fuir lui-même. Fort heureusement, à la fin, il finit par se retrouver ; détail certifié par un plan simple, mais des plus explicites ; Banner sourit, mais ses yeux sont ceux de Hulk. Louis Leterrier marque ainsi clairement la fin de l’époque tourmentée du personnage où Hulk semblait totalement échapper à son contrôle. Bien sûr, je ne dis pas qu’il le contrôle parfaitement. Mais un lien s’est tissé entre eux ; un lien que l’on parvient, plus ou moins, à retrouver dans le premier Avengers lorsque Banner décide de se transformer en Hulk, de lui-même, lors de l’assaut final sur New York par les Chitauris. Comme je le disais plus haut dans l’article, Eric Bana collait parfaitement au Bruce Banner décrit dans le film d’Ang Lee. Et bien il en est de même pour celui décrit dans le film de Louis Leterrier. Edward Norton correspond (et j’en reste persuadé malgré le changement à trois reprises d’acteurs pour le même personnage) lui aussi parfaitement au Bruce Banner décrit comme un vagabond dans les comics. En affirment cela, je ne dénigre en rien la prouesse de l’acteur Mark Ruffalo dans le rôle qu’il tient actuellement, car lui aussi représente une facette de l’évolue de Banner. Mais là où le personnage de L’Incroyable Hulk semblait avoir évolué, celui d’Avengers semble avoir régressé dans sa crainte du monstre vert qui sommeille en lui. Un aspect que je trouve dommage car Edward Norton renvoyait bien, dans sa prestance, cette force émancipatrice de Banner envers Hulk.

 

 

Concernant l’action pure du film, Louis Leterrier nous prouve tout simplement qu’il sait où il veut aller et comment il veut exploiter son personnage, je parle bien sûr de Hulk. Il le confirme lui-même dans l’un des making-of. Le film possède trois évolutions du visuel de Hulk face au public. La première est à la fois effrayante et mystérieuse. La scène dans la fabrique au début du premier assaut par les forces du général Ross est d’une force incroyable, autant par son visuelle que dans la pureté de l’action. Hulk, aussi imposant qu’il est, n’est qu’un fantôme tapis dans la pénombre de la fabrique en pleine nuit. On assiste seulement à l’expression de sa puissance par des attaques aussi brusques que brutales. Leterrier nous dévoile enfin sa créature sur le campus de l’université pour une attaque frontale des plus démonstratives. Hulk livre bataille contre tout un arsenal militaire dans lequel on trouve un hélicoptère et des canons à ondes soniques. Leterrier démontre toute la puissance du géant car malgré tout ce terrible attirail, rien ne semble en mesure de l’arrêter. Mais cette scène n’est pas qu’une simple démonstration musclée visant à mettre la force du monstre verte en exergue. Elle sert aussi de démonstration affective. Car Hulk se montre bien plus humain que le général Ross en sauvant Betty Ross prise dans les coups de feu de l’armée commandée par son père. Cette scène démontre aussi, et on assiste à la même scène dans la version de 2003 (celle avec les loups géants et Jennifer Connelly dans le rôle de Betty Ross), que Hulk possède toujours des sentiments humains. C’est l’image type et intemporelle de La Belle et la Bête.

 

 

 

 

Il est maintenant indéniable que Louis Leterrier a su mettre en image un Hulk parfaitement crédible, mais pas encore totalement réaliste à mon goût. Bien sûr, un long chemin a été fait entre l’horrible Hulk géant et vert fluo du film d’Ang Lee et celui de moindre taille et tout en muscle du réalisateur français. C’est d’ailleurs là que se trouve le défaut du rendu visuel de ce Hulk version 2008. La masse musculaire est poussée à l’extrême et le rendu de l’épiderme ressemble davantage à un fin sac de peau dans laquelle les muscles et les veines paraissent être contenus. Je ne sais pas trop comment le décrire, mais on a vraiment l’impression que tout le corps, et c’est pareil pour l’Abomination, est contenu par un fin sac de peau à forme humanoïde qui serait prêt à se percer et déverserait sa masse liquide d’entrailles. La peau n’a pas sa consistance normale et visuellement, je trouve cela gênant. Cet aspect a d’ailleurs été rectifié sur le Hulk version Joss Whedon. Hormis cela, les SFX sont très impressionnants. Les corps se meuvent d’une manière totalement réaliste, en témoigne la scène où Hulk et l’Abomination courent l’un vers l’autre à travers les voitures qui leur font obstacles. Les mouvements des corps sont d’une fluidité bluffante. Le visuel des deux monstres se rapproche  à la perfection de leurs homologues de papier. C’est d’ailleurs lors de ce twist final explosif que le personnage de Hulk parle pour la première fois en criant le nom de son attaque ; un détail qui a d’ailleurs fait polémique dans le sacro-saint cercle des fans de comics. Pour ma part, j’ai apprécié l’initiative des scénaristes.

 

 

Ajoutez à toutes ces bonnes choses un casting des plus judicieux et vous obtenez un résultat remarquable. Comme je l’ai déjà dit, pour moi Edward Norton nous offre une prouesse qui rentre parfaitement l’état d’esprit que se trouve Banner à cette période de sa vie (quand on compare avec les comics). Concernant Betty Ross, Liv Tyler est aussi envoutante que l’était Jennifer Connelly  dans le Hulk de 2003, avec peut-être un peu plus de fragilité dans l’âme ce qui correspond bien à son personnage attristé par les agissements d’un père obsédé par sa proie et la fuite permanente de l’homme qu’elle aime. Et justement parlons du général Thaddeus E. Ross joué par l’excellent William Hurt. Ce dernier renvoie parfaitement l’image de l’homme qui ne vit que pour son objectif, père de famille absent ; pour lui, attraper Banner est devenu le but de son existence. Apparemment, nous allons avoir la chance de le retrouver dans le prochain Captain America : civil war. Il renfilera sa tenue militaire pour la première fois depuis que le CMU s’est réellement mis en marche (car nous savons tous que ce film, L’incroyable Hulk, est un peu exclu du CMU comme le vilain petit canard dont on a honte). Autre acteur d’envergure qui figure à l’affiche de ce film, Tim Roth. Il joue le personnage d’Emil Blonsky qui devient par la suite l’Abomination. Devant la puissance de Hulk et les promesses de pouvoirs que lui fait le général Ross, il va vite disjoncter afin d’obtenir le pouvoir de Hulk. Prestance impressionnante, il n’hésite à aucun moment à se placer sur la route de Banner qu’il soit Hulk ou pas, au risque même d’y perdre la vie.

 

 

 

 

C’est avec un casting exceptionnel et des SFX d’une qualité indéniable que Louis Leterrier attaque cet Incroyable Hulk avec toute la force d’un grand fan de comics. Pour moi, ce film dépasse largement celui de 2003 qui par moment s’apparentait plus à un téléfilm et dont les montages de transition façon cases de BD étaient des plus horribles. Que ce soit Edward Norton dans le rôle de Bruce Banner ou les prouesses techniques des motions captures misent en place pour réaliser les mouvements de Hulk, le personnage de Marvel respire la puissance et la détermination qui font tout son charisme. Et hormis le passage ultra violent mettant en scène Hulk et le Hulkbuster dans Avengers : l’ère d’Ultron, à mon sens, ce film reste la meilleur adaptation à ce jour de ce comics.

 

 

 

 

Réalisation : Louis Leterrier _ Durée : 1h52 _ Année : 2008 _ Genre : Action, SF _ Américain.

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Published by Dreamick - dans FILMS
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